SCÈNE PREMIÈRE
TIBNNETTE, CARABY , DOMESTIQUES.
Au lever du rideau, Tiennette est occupée, avec l’aide de Carabv, à dresser un couvert. On entend la lin d’une marche militaire au dehors.
TIENNETTE. Dépêchez-vous , Carabv... la revue va linir, et le chevalier de Versac et se» amis qu'il a invités 1 déjeuner ne tarderont
' pas d'arriver... ( Sortie dt» donieitique* ) I Dieu ! que c'est beau une' revue I surtout | quand au milieu de ces brillants uniformes.. . il y a un lieutenant. ..
r carary. Qui vous aime... n’est-ce pas.
mademoiselle?
TIENNETTE. Et je le lui rends bien, mon pau- ) vre Carabv : ie chevalier est un gentilhomme I si brillant, si gai, si aimable... et des manières ! en voila un qui a des manière»...
MAGASIN THÉÂTRAL
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c'est-4-dire que personne n'en a comme lui... aussi toutes les femmes en sont folles et se le disputent.
caraby, à -part. A ce qu'il dit. [Haut.) Ce qui n'etnpécbe pas que c'est fous seule qui l'obtiendrez, manuelle Tiennette.
tiennette. Dieu t’entende, mon pauvre Garabv! Qjtoique mon père ait des écus et que. Dieu merci, l'éducation ne m'ait pas été refusée... je n'en sais pas moins la simple fille d'un aubergiste... M. de Versac. est, il est vrai, un simple cadet de Gascogne...
mais il est noble enfin... riche! ce qui me console , t’est que je le soupçonne fort d’étendre an peu ses terres...
caraby. Je ne sais pas au juste oh il les a, ses terres; mais elles sont très- mal situées; car il y grêle toujours... Depuis cinq ans que je sers le chevalier, son domaine ne lui a rapporté que de» chagrins, (d pari) et c'est avec ça qu'il a payé mes gages.
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