‹ Un correspondant de Cicéron, Ap. Claudius PulcherChapitre 95 sur 106 · Troisième Partie. Septembre 51 - février · texte numérisé non relu

Troisième Partie. Septembre 51 - février

(Gf. plus haut, ch. III de la seconde partie.)

Lettre IV. Écrite par Appius pendant qu'il était encore en Asie (cf. Ad fam., III, 9, 4), vraisemblablement vers le milieu de septembre, reçue par Cicéron le 8 octobre, au camp de Mopsuhestia (cf. Ad fam., III, 8, 10 et 1) ou quelques jours auparavant.

Appius disait à Cicéron qu'il comptait être devant Rome vers la fin du mois d'octobre ou le commencement de novembre. Il l'assurait qu'il s'occuperait des commissions qu'il lui avait données, et lui demandait des nouvelles de sa campagne. La lettre n'en était pas moins, dans son ensemble, une lettre de reproches. Il s'agissait de délégations envoyées par des villes d'Asie Mineure pour aller à Rome faire l'éloge du proconsul sortant. Gicéron avait défendu qu'elles partissent sans son ordre, parce qu'elles étaient un prétexte à des suppléments de taxes. On a rapporté à Appius que Gicéron, à plusieurs reprises, dans des banquets, et en présidant le tribunal de Synnade, a laissé paraître qu'il ne l'aimait point. On lui a dit que, dans l'édit qu'il avait publié à son entrée dans la province, Cicéron avait pris des mesures dont le but était d'empêcher le départ des délégations. Sans doute, il exigeait simplement

UN CORRESPONDANT DE ClCÉRON 127

qu'elles ne partissent point sans son autorisation expresse : mais pouvait-on aller lui demander cette autorisation au delà du Taurus? L'oblig-ation de ce délai équivalait à une interdiction pure et simple. Appius voyait là une marque d'hostilité de la part de Cicéron et lui disait son mécontentement en termes vifs.

Ad fam., III, 8. Écrite au camp de Mopsuhestia, le 8 octobre. Réponse à la lettre IV.

Lettre V. Remise par Appius aux Appiani, avant do quitter l'Asie (cf. Ad fam., III, 9, 1), et remise à Cicéron par une délégation des Appiani, dans les premiers joui's de février 50.

C'était un véritable « volume », « plein des récriminations les plus injustes ». Cicéron avait défendu que les Appiani levassent de nouveaux impôts pour bâtir nous ne savons quel édifice, avant que lui-même eût reconnu l'utilité de ces constructions. Cette défense, disait Appius, équivalait, pratiquement, à l'interdiction de bâtir, car Cicéron ne serait pas revenu de Cilicie avant l'hiver, et on ne pourrait plus commencer les travaux en cette saison. En conséquence, il demandait à Cicéron d'accorder tout de suite aux Appiani l'autorisation nécessaire.

Ad fam., III, 7. Écrite à Laodicée, le 11 février 50, ou peu après. Réponse à la lettre V, et à un propos d'Appius rapporté par l'affranchi Pausanias.

Page 1