Asconius, m Scaurianam, Kiessiing-Schoell, p
5. Pro Scauro (Orelli, IV, p. 961); De quo (Appio) plura non dicam. Quamquayn ea, qiiae dixi, non secus dixij quant si eius frater essemf
suivante, pendant qu'Appius était en Cilicie, Publius s'appropriait un bien qui appartenait à son frère*.
D'autres raisons que des raisons de sentiment poussèrent donc Appius à combattre Gicéron, puis à se réconcilier avec lui. Nous croyons que l'intérêt politique fut le ressort essentiel de la conduite d'Appius. Pison et P. Clodius lui proposèrent de le faire nommer préteur, s'il consentait à mettre son autorité de magistrat à leur service. Appius accepta -. Il n'avait pas reçu du parti aristocratique les satisfactions auxquelles il prétendait. Sa carrière, qui avait si brillamment commencé en Asie, semblait arrêtée. Son impatience le jeta dans les rangs de cette démocratie turbulente que César dirigeait de loin. Il fut moins, pendant sa préture, l'ennemi de Gicéron que l'ami de sa propre !ortune politique. Nous comprenons mieux maintenant le témoignage de Quintus : non, il ne fut pas animé envers Gicéron de sentiments vraiment hostiles; mais aussi il ne se gêna point pour empêcher son retour, parce qu'il lui était avantageux, à lui, Appius, que Gicéron restât en exil. Il traita Gicéron, sans égard à sa personne, comme un moyen utile aux fins qu'il se proposait^. Gicéron n'eut donc pas affaire à un ennemi, mais simplement, comme nous dirions aujourd'hui, à un « arriviste ». G'est ce qui explique qu'Appius se soit réconcilié avec Gicéron quand, ayant changé de politique.
non is, qui et est et qui multa dixit, sed is, qui ego esse in meiim consueui. Druraann, G. R., II-', p. 28."), semble ignorer ce passage, car il regrette que nous n'ayons du Pro Scauro que des fragments, et que, parmi ces fragments, un seul (34) fasse allusion à Clodius. i. Pro Milone, XXVII, 75.
2. II importe de remarquer qu'il n'est pas un acte de la préture d'Appius qui soit dirigé directement contre Gicéron. Tous sont des actes de défense, soit qu'Appius protège son frère, soit qu'il maintienne ce qu'il a fait.
3. Gicéron lui-même, dans un passage du Pro Scauro, 31, paraît expliquer d'une façon analogue l'attitude d'Appius : . . . has sibi partes depoposcit, quod aut non animaduertebal, quem uiolaret, aut facilem sibi fore in gratiam reditum arbitrabatur.
il trouva intérêt à son amitié. C'est en même temps ce qui justifie Gicéron du reproche qu'on lui a souvent adressé d'avoir abdiqué sa dignité pour se réconciUer avec Appius : n'ayant pas été de sa part l'objet d'une hostilité véritable, il n'avait besoin que d'oublier les injures subies, et il pouvait le faire sans s'humilier.
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