‹ Un correspondant de Cicéron [microform]: Ap. Claudius PulcherChapitre 69 sur 105 · Voir plus haut, p. 1 et · texte numérisé non relu

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personnage. Pourquoi cboisit-ii Ap. Claudius? 11 est très probable qu'il crut, en agissant ainsi, se faire bien voir de celui qui devait être son beau-père. Une lettre d'Atticus, reçue par Cicéron le 19 février 50», et par conséquent écrite au début de janvier, montre que la famille et les amis de Cicéron songeaient de plus en plus à Dolabella comme mari de Tullia'-. Or, c'est au même moment que Dolabella accusa Appius l II pensait, en effet, ce que tout le monde pensait à Rome : que la réconciliation de Cicéron et d'Appius n'avait pas été bien francise \ On se rappelait les eflbrts d'Appius pour empêcher le rappel de Cicéron, les paroles violentes prononcées par celui-ci après son retour ; la réconciliation de 54 avait produit l'effet d'un geste officiel et froid, et on avait hésité à prendre au sérieux les déclarations publiques d'amitié que Cicéron avait faites-^; son attitude dans le procès de Milon avait donné une force nouvelle à cette idée, qu'il ne pouvait être l'ami sincère d'un membre de la gens Claudia ; là-dessus, des nouvelles venues de Cilicie avaient représenté Cicéron et Ap. Claudius comme de nouveau brouillés, et cela n'avait étonné personne.

Une lettre que Caelius adressa à Cicéron à propos du procès d'Appius nous montre quelle idée on se faisait, au mois de février de l'année 50, des rapports entre nos deux personnages ^ Caelius se croit obligé d'insister beaucoup en faveur d'Appius : il craint que Cicéron ne veuille rien faire ; pourtant, il y est tenu : il serait plus libre s'il n'avait pas été fâché avec Appius; mais en raison de cette inimitié même, il ne peut rester inactif sans laisser croire qu'il n'ont pas été sincères dans leur réconciliation. Au contraire, qu'il lasse

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