Pro domo, XLIII, 111 et
3. Ce qui ne signifie point, comme le veut Drumann, G. R., IP, p. 161, qu'il soit allé en Grèce exprès pour les y chercher.
4. C'est ce qui résulte d'une phrase, d'ailleurs obscure, du Pro Domo, XLIII, 112 : /« posteaquam intellexit posse se iitteruersa acdililate a L. Pisone consule praetorem renuntiari, si modo eadem prima littera competitorem habuisset aliquem, aedilitatem duobus in locis, partim in arca, parti^n in hortis suis collocauit. — Voici comment nous expliquons cette phrase : Ap. Claudius attendait depuis son retour de Grèce le moment favorable pour se présenter à l'édilité; tout était prêt, argent et œuvres d'art. Mais Pison, consul en 58, lui fit entendre qu'il pourrait le faire préteur tout de suite, si seulement il trouvait un candidat dont le nom eût les mêmes initiales que le sien : on désignait, en effet sur les tablettes de vote, les candidats par leurs initiales; le consul se chargeait d'exploiter la confusion au profit de son protégé. Appius pourrait ainsi faire l'économie de ce qu'il destinait à son édilité, et en profiter au lieu du peuple (c'est le sens ordinaire de interuertere).
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tues rapportées de Grèce, il les plaça dans ses jardins ^ sauf une, qu'il donna à son frère Publius. Cette statue provenait du tombeau d une courtisane de Tanagra. Le tribun en fit effrontément une statue de la Liberté, et la dressa sur les ruines de la maison de Cicéron ^\
1. Appius — nous le savons par Varron, De re rust., III, 2, 5 — avait une villa luxueuse à l'extrémité du Champ de Mars.
2. Pro donio, XLIU, 112; Ad Ait., IV, 2, 3, où nous comprenons : suam Libertatern, leur liberté, suam renvoyant à la fois à se et à Appium. Dans l'un et l'autre passage, Cicéron fait un jeu de mots sur Libertas : c'est à la fois la Liberté et leur licence.