Cf. Ad fam., IIÏ, 7, 6; VIII
7. Cf. Ad Att., VIII, 1,3: Cicéron oppose la sottise de L. Eomitius à l'inconstance d'Appius.
8. Voir plus haut, p. 18, 37. Cf. Brutus, LXXVII, 267 : Satis studiosus et ualde cum doctus tum eliatn exercilatus orator et ciim auguralis twn omnis piiblici iiiris antiquitatis nostrae satis peritus fuit.
9. Sur sa compétence en matière de droit augurai, cf. Brutus, l. c. Il composa un ouvrage De aiig tir ali disciplina (cf. Festus, éd. Thewrewk, p. 426; voir plus haut, p. 50).
formes : les poulets sacrés S les oracles-, les âmes des morts '^ lui paraissaient également capables de manifester la volonté des Dieux'*. Il aimait les arts^"*, et il se piquait de littérature. Cicéron le déclare, dans un endroit du Brutus^\ bon orateur. Enfin, il ne dédaignait pas de s'occuper des choses de la campagne : Varron en a fait un des interlocuteurs de son De re rustica. Sans s'y montrer agriculteur passionné, Appius témoigne de certaines connaissances : il a lu Magon et Cassius Dionysius ' .
C'était, en somme, un caractère assez complexe que cet homme à la lois élégant et brutal, délicat et crédule, aussi fier que peu scrupuleux. Figure curieuse, sinon sympathique, parmi ces nobles de la fm de la République, qui avaient le culte de leurs ancêtres, mais n'étaient pas capables de les égaler ; que l'art et les lettres avaient affinés, que la richesse et la puissance avaient corrompus ; chez qui il ne restait plus guère de l'honneur que le sentiment ; qui aimaient Rome et la Répubhque, mais moins qu'eux-mêmes.
Dans ses rapports avec ce personnage, Cicéron se montre à nous tel qu'il était, avec ses quahtés et ses faiblesses.
Il était excessif dans l'invective, excessif dans la louange.
1. Cf. Festus, éd. Thewrewk, p. 426, Sollistimum ; Cic, De diu., II, 35, 75; id., De leg., II, 13, 32. Cicéron oppose, dans ces deux passages, Ap. Claudius à G. Marcellus : le premier attribuait une valeur réelle à l'art des augures, l'autre croyait que les auspices étaient une invention des hommes d'Etat. Pour lui, sa position est intermédiaire : c'est la foi qui a créé la science augurale, c'est la raison d'Etat qui l'a maintenue.
2. Cf. les circonstances de la mort d'Appius, plus haut, p. 114.
3. Cic, Tusc, 1, 16, 37 : inde ea, quae meus amicus Appius vexpofAavTeîa faciebat ; De diu., I, 58, 132 : ne psychomantia quidem, quibus Appius, amicus tuus, uti solebat.
4. On peut interpréter comme une marque de sa dévotion à Gérés et à Proserpine l'inscription d'Eleusis rapportée plus haut, p. 49, n. 3.