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M. Pcyrat m'est venu voir avanl-hier. Il part demain, je crois, pour Bordeaux. Il parait à peu i)rès certain (ju'il sera nommé.
Béranger est bien en ce moment il ne se plaint plus de ses yeux. Mille respects dévoués.
li juin.
' Ne vous exposez pas à la fatigue d'une aussi longue course que celle de la barrière du Maine à la barrière de Passy, et encore sans être sûre de me trouver, obligé que je suis de sortir quelquefois dès le matin. Sans être délivré de la goutte, que je conserverai désormais probablement toujours, je puis cependant marcher, et je n'en demande pas davantage.
Il est vrai que Béranger, suivant sa pension, va s'établir aux Champs-Elysées, près de l'Étoile. A la même époque, je quitterai aussi mon appartement pour en aller occuper un autre beaucoup moins cher au Palais National, où je pourrai vivre en garçon, conséquemment avec une économie notable, ayant à ma porte plusieurs restaurants, et un dans la maison même où je logerai. Je serai aussi moins loin de l'Assemblée, et pourrai me défendre plus aisément du froid en hiver.
M. Peyrat m'a écrit pour m'annoncer son mariage. Je n'ai pu lui répondre, n'ayant point son adresse. Je désire vivement que son mariage aide à lui trouver une place moins précaire que ne l'a été la sienne jusqu'à présent. Il va plus que jamais en avoir besoin.
Je vous renouvelle à tous l'assurance de mon inaltérable dévouement.