‹ Un demifou de génie [microform]Chapitre 2 sur 3 · CONFERENCE · texte numérisé non relu

CONFERENCE

faite au Cercle Montalembert le 21 juin 191 1

PRKCRUKE

d'une LETTRE de Monseigneur DE CABRTÈRES

MONTPBLXilER

IMPUIMF.KIi; ROUMEGOUS ET L)1-.HAN

yH^ appronanl mon intention de faire une ^^; Conférence sur la maladie d'Augasfe Comt(^ à propos de l'inauguration du monument que lui élève la Ville de Montpellier, Monseigneur deCabrtères ma fait Thonneur de m'adresser la lettre suivante et m'a autorisé à la publier.

Je tiens à exprimer à Sa Grandeur toute ma respectueuse reconnaissance et à dire ma joie de trouver une grande conformité de vues entre les idées exposées par moi et celles qu'expose Monseigneur.

Malgré cette conformité , que je crois complète, je tiens h dire que Monseigneur de Cabrieres n avait pas lu ma Conférence quand II a bien voulu m'adresser sa lettre. Je reste donc entièrement el seul responsable de tout ce que contient cette Conférence.

Lettre de Monseigneur de Cabrières

<) juin 1911.

Très cher Docteur,

Oh tnr rommiuiiquc hi nirh' pur l(((jnellr rnns indiquez twtre intention de donner, un de res jours, une conférence sur la maladie d'Auguste Comte.

J'applaudis à cette pensée et j'y vois un moyen de témoiyner de Vétonnenient que me cause le rapprochement bien inattendu, que fo)it quelques-uns de nos meilleurs écrivains catholiques entre leurs doctrines et les opuiions du fondateur du positivisme,

C/est bien le cas de dire que « tout chemin mène à Romeyy, même un mauvais chemin, suivi intentionnellement dans un sens opposé au christianisnie- Cette prétendue reliyion d'Auyuste Cotntc, qui a fait tant (remprunts à notre lanyue reliyieuse, est bien éloiynée de notre foi et a pu en détourner bien des esprits. Vous diminuerez , en caractérisant cette maladie intellectuelle, la responsabilité morale du philosophe, à qui l'on se propose d'élever un monument.

Puisse-t'il en effet n avoir pas eu la vue des destniclions que son si/sthne supposait et s'être trouvé devant Dieu plus chrétien que ne l étaient ses paroles et ses actes.

Je ne pourrai pas vous enterulre, oblifjé que je suis détre à Béziers et en tournée au jour oii vous parlerez ; mais j'applaudirai de loin à votre conférence et je vous remercie de la faire,

Afjréez , très cher Docteur et ami, rncs très affectueux respects.

f A. DE CaBRIÈRES, Ev. de Montpellier.

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