SCÈNE XVIIL
CÉCILE , EDMOND, puis Mad. DE ROSTANGE.
CÉCILE, has à Edmond.
Allons ^ Monsieur , obéissez , et laissez-vous con duire par lui... Voici votre belle-mère.
EDMOND
Ah! Madame... comment vous remercier de toutes vos bontés ?... J'allais me présenter chez vous.
MAD. DE ROSTANGE
Je m'attendais presque a vous trouver ici... Je sais que M. de Saint-Pierre est votre protecteur... car c'est a lui que vous devez tout... Vous a-t-il parlé de mon mariage?
EDMOND
Oui , Madame... Vous étiez sûre d'avance de mon approbation... Et si, dans cette circonstance, j'ose hasarder un avis, ne voyez dans ma conduite que le désir que j'ai de vous prouver ma reconnaissance.
MAD. DE ROSTANGE
Que voulez-vous dire ?
EDMOND
Qu'on VOUS trompe. Madame... Du moins tout nous le prouve... Vous croyez a celui que vousép ousez une grande fortune, et Ton assure qu il est ruiné.
CÉCILE
Oui, Madame... Vous le croyez un homme de qualité..il ne l'est pas plus que moi ; et pour que vous sachiez a quoi vous en tenir, apprenez que c'est un ancien valet.
MÀD. DE ROSTANGE.
Qui a pu débiter de pareilles calomnies ?... On n'avance pas des faits aussi graves sans en donner des preuves.
EDMOJVD.
Je n'en ai point, il est vrai... mais un homme estimable , un homme d'honneur^ dont vous ne récuserez pas, j'espère, le témoignage, monsieur de Saint-Pierre lui-même «'est chargé de nous les fournir.
MAD. DE ROSTANGE
M. deSaînt-Pierre!...Eh!mais, c'est lui que j'épouse,.. C'est lui dont vous parlez...
On entend au-dehors un chœur de gens a table qui chantent l'air précédent : Trou là là.