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Un devoir social et les logements d'ouvriers

Les deux études qui suivent ont un lien commun. Elles ont été faites à des dates diverses en vue du même résultat.

Quelque médiocres que soient nos mœurs politiques, je crois nos mœurs sociales plus mauvaises encore.

En cherchant le mode d'action qui pourrait apaiser les masses et réveiller au sommet, j'ai él(' amené à étudier de près en Angleterre un des efforts les plus persévérants d'une société qui veut développer l'esprit de famille chez l'ouvrier. Jamais peut-être une nation n'a donné un plus prodigieux exemple de ce que pont 1p hon sens appliqué à la conduite

ir AVANÏ-PROPOS

des affaires intérieures d'un peuple. La vieille aristocratie anglaise accepte avec clairvoyance les conditions de la démocratie : elle a vu venir de loin cette marée montante. Elle a hésité quelque temps à croire le flot inévitable ; puis-, quand, de toutes parts, ses vigies ont répété le même signal, elle a pris résolument son parti.

Je sais persuadé que partout la démocratie est un fait irrésistible, et qu'aucune digue ne peut en arrêter le courant. Je suis convaincu que, sans un parti conservateur, quelque nom qu'on lui donne, le gouvernement est entraîné vers l'anarchie ; mais le parti qui peut servir de frein ne se crée pas d'un coup de baguette. Il doit se constituer dans le sein du pays longtemps avant de prétendre à le gouverner.

Les partis avancés peuvent, en excitant les imaginations, remuer les foules. Un parti vraiment conservateur n'a d'autres armes que la raison ; aussi doit-il s'assurer une clientèle, non par des pa-

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