SCÈNE XV
Les Mêmes, CHARLES, MALINOT, sortant de la maison.
MALIJNOT.
Monsieur Chnrles! Ah! mon dieu ! si sa tante le voyait!
{If parle bas à Charles , et Amélie parait a la fenêtre.)
!\!ad BOISFLOTTÉ. .
L'esprit mal fait! lesprit mal fait! Mais en vérité, M. BoisfliJtté , vous me feriez passer pour la femme la plus ridicule du monde.
M. BOISFLOTTÉ.
Mais, mignonne, je ne prétends pas dire...
Mad. BOISFLOTTÉ,
Taisez-vous, monsieur, et laissez-moi. (Elle boude.)
malinot. Madame ne s'apperçoit pas que le soleil darde en plein sur elle
(// lui donne l'ombrelle qu'il tient de manière à ce quelle ne voie pan Charles et Amélie.)
Biad. BOISFLOTTÉ.
Merci, mon ami.
Amélie, à la ftnétre. .
Mon père et ma mère sont sortis ', j'ai guetté votre arrivét pour vous dire que tout dépend de votre tante j tâchez de î'appaiser, rien n'est perdu.
CHARLES
Comment faire?
AMÉLIE
Tout est facile , quand on aime bien, (elle se retire de la, fenêtre.)
M. JîOISFLOTTÉ.
Ah! çà , vas- tu me bouder jusqu'à demain?
wad. BOISFLOTTÉ.
Vous le mériteriez avec votre entêtement, car enfin si madame Girard avait désiré sincèrement notre réconciliation , ne m'aurait-elle pas écrit depuis huit jours une lettre d'excuses ou simplement de regrets sur ce qui s'était passé, hein ?
M. BOISFLOTTÉ.
Je ne dis pas non.
charles, à part.
Ecoutons.
~Mad. BOISFLOTTÉ.
Alors, j'aurais été sensible à sa démarcha.
M- BOISFLOTTÉ.
Je conçois . . .
Mad. BOISFLOTTÉ.
Le mariage de nos jeunes gens se serait renoué.
Charles, à part.
Ah ! si je pouvais.. . .
Mad. BOISFLOTTÉ.
Et aujourd'hui au lieu d'être divisée, nous serions unies par un lien de plus.
CHARLES
©ui : oh ! la bonne idée ! c'est le seul moyen ... (à Mali» *0l.) Viens avec moi. (//* entrent chez M. Girard.)