‹ Un diner et des egards comedievaudeville en un acteChapitre 12 sur 35 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Eh bien, moi, je me nomme Césarine, modiste...

JABUTOT, faisant une grimace.

Une modiste !.. c’est égal je monte l’échelle.

CÉSARINE

Et propriétaire de rien dn tout...

JABUTOT.

Si fait, propriétaire d’un fort joli minois !

CÉSARINE

Il vous revient?., tant mieux... j’en suis ravie 1

JABUTOT.

Je ne déteste pas cette manière accentuée.

CÉSARINE

Votre langage? me paraît distingué et votre extérietfr non plus ne m’est pas désagréable.

JABUTOT.

• Je me mets avec assez de goût.

CÉSARINE, retirant ses gants.

Ah ça ! je me flatte que vous êtes veuf ou garçon, car vous devez croire, mon cher, que je ne dînerais pas avec un homme marié !

» JABUTOT.

Je suis veuf... (a part.) Pour le moment.

Et vous voulez m’épouser ?

JABUTOT, souriant.

Vous épouser?

CÉSARINE

Sans doute! Un homme respectable et propriétaire offre un dîner et des égards à une femme, veuve ou demoiselle... c’est qu’il a des intentions... Vous voulez étudier mes mœurs, mon caractère entre le premier et le second service, et m’offrir votre nom au dessert... ce sont vos projets?..

JABUTOT.

Oh ! oh !

CÉSARINE

Gomment I oh! oh!.. Mais, sapristi! Monsieur, me prenezvous pour une godelilrette ?

JABUTOT.

Ah! ah!..

CÉSARINE

Jurez-moi tout de suite que vous voulez m’épouser, ou bonsoir, je m en vais ! (Elle fait un mouvement pour reprendre son maatelet.)

JABUTOT.

Non !.. non !.. restez... (Galamment.) Vous pouvez rester...

CÉSARINE

A la bonne heure !.. Vous avez des intentions?

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