CHOEUR
Air de la Savonnette impériale.
Quelle horrible conduite !
Partir sans s’acquitter !
Par bouheur, dans sa fuite.
On a pu l’arrêter.
Or çà, payons bien vite !
Ou la gard’ va monter.
JABUTOT.
Mais laissez-moi donc ! d’ailleurs, Baptiste me connaît.
BAPTISTE
Je vous connais, je vous connais... pour quelqu’un qui se sauve sans payer.
TAPOTTE.
Il nous avait laissés en plan, le monstre !..
JABUTOT.
J’allais payer à la caisse.
BAPTISTE
Et nous vous avons rattrapé sur le pont.
JABUTOT.
Une distraction! (A Baptiste, en lui désignant les marmitons.) Je t’CO prie, dis-leur qu’ils me lâchent!
ARTHUR, se dégageant de Césarine et se montrant aux garçons et aux autres d’un air très-satisfait.
Je vous ordonne de lâcher Monsieur 1
JABUTOT.
Lui!.. Non, ne me lâchez pas, entourez-moi, protégez-moi, emmenez-moi au poste !
ARTHUR
Je réponds de lui et de la casse!
JABUTOT, avec effroi. '
De la casse !.. je ne veux pas !
BAPTISTE, aux autres garçons.
Allons, laissez-le, puisque Monsieur répond. (Les garçon» sortent
avec Baptiste.)
JABUTOT.
Ils me lâchent! les lâches * ! (Voyant Arthur qui s’approche vers lui les bras ouverts.) 11 Va m’étoufier. (Arthur l’embrasse.)'
JABUTOT, au comble de la joie.
Ah bah!
ARTHUR, l’embrassant à plusieurs reprises.
Encore, toujours... et toujours et encore.
JABUTOT, portant la main à sa joue.
11 ne m’a pas mordu? Non! Mais, sapristi! Monsieur, on n’embrasse pas lés gens comme ça sans leur dire pourquoi.
Je vous respecte, je vous vénère !
JABUTOT.
Ah ! je m’en fiche pas mal !
ARTHUR
Vous prêtez les mille écus?