‹ Un diner et des egards comedievaudeville en un acteChapitre 30 sur 35 · CHOEUR · texte numérisé non relu

CHOEUR

Air de la Savonnette impériale.

Quelle horrible conduite !

Partir sans s’acquitter !

Par bouheur, dans sa fuite.

On a pu l’arrêter.

Or çà, payons bien vite !

Ou la gard’ va monter.

JABUTOT.

Mais laissez-moi donc ! d’ailleurs, Baptiste me connaît.

BAPTISTE

Je vous connais, je vous connais... pour quelqu’un qui se sauve sans payer.

TAPOTTE.

Il nous avait laissés en plan, le monstre !..

JABUTOT.

J’allais payer à la caisse.

BAPTISTE

Et nous vous avons rattrapé sur le pont.

JABUTOT.

Une distraction! (A Baptiste, en lui désignant les marmitons.) Je t’CO prie, dis-leur qu’ils me lâchent!

ARTHUR, se dégageant de Césarine et se montrant aux garçons et aux autres d’un air très-satisfait.

Je vous ordonne de lâcher Monsieur 1

JABUTOT.

Lui!.. Non, ne me lâchez pas, entourez-moi, protégez-moi, emmenez-moi au poste !

ARTHUR

Je réponds de lui et de la casse!

JABUTOT, avec effroi. '

De la casse !.. je ne veux pas !

BAPTISTE, aux autres garçons.

Allons, laissez-le, puisque Monsieur répond. (Les garçon» sortent

avec Baptiste.)

JABUTOT.

Ils me lâchent! les lâches * ! (Voyant Arthur qui s’approche vers lui les bras ouverts.) 11 Va m’étoufier. (Arthur l’embrasse.)'

JABUTOT, au comble de la joie.

Ah bah!

ARTHUR, l’embrassant à plusieurs reprises.

Encore, toujours... et toujours et encore.

JABUTOT, portant la main à sa joue.

11 ne m’a pas mordu? Non! Mais, sapristi! Monsieur, on n’embrasse pas lés gens comme ça sans leur dire pourquoi.

Je vous respecte, je vous vénère !

JABUTOT.

Ah ! je m’en fiche pas mal !

ARTHUR

Vous prêtez les mille écus?

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