PRÉFACE
Un Drame parisien est donné ici, non tel qu'il a été joué au théâtre du Gymnase, mais tel que je l'avais d'abord écrit et que devront le représenter les directeurs à qui viendra l'idée de le monter, — cinq actes au lieu de quatre, trois que connaissent, sauf quelques retouches de détail, les personnes qui ont vu jouer la pièce, deux entièrement inédits.
Pour les convenances du Gymnase, j'avais consenti à en modifier le dénouement primitif. Ce dénouement, je le rétablis, parce que c'est le seul que comportent, à mon avis, la logique et la vérité, le seul surtout qui donne à mon œuvre toute sa portée morale.
Il PRÉFACE
Je me plais à croire qu'elle n'a qu'à gagner à cette modification qui lui restitue sa forme première et rend sans objet quelques-unes des critiques qui m'ont été faites.
A ces critiques comme à d'autres dont il ne m'a pas été donné de supprimer les causes, je m'étais promis et j'avais promis de répondre. Mais, s'il est licite de prendre de tels engagements dans le feu de la bataille, il est tout naturel de renoncer à les tenir quand elle est finie.
Tout en revendiquant l'entière responsabilité de ce que j'ai écrit, je m'abstiens donc de revenir sur les polémiques qui se sont engagées au lendemain de la représentation. S'attacher à une œuvre nouvelle, essayer do mieux faire en tenant compte des objections et des observations qu'on a recueillies en chemin est encore, à ce qu'il me semble, le meilleur moyen de répondre à celles qu'on a comprises et acceptées comme à celles qu'on persiste à trouver sans raison ni fondement.
Après cette brève explication, il ne me reste qu'à exprimer au directeur et aux comédiens