ROSE, MAURET, UN SACRISTAIN
Aa lever da rideau, le sacristain Eommeille, assis derant la cheminée. La porte s'ouvre. Entre Mauret, sur la pointe des pieds. Après avoir jet^ un coup d'oeil dans la sacristie, il fait signe à Rose de le suivre.
ROSE, entrant, voilette épaisse.
Ne vous trompez- VOUS pas, Mauret ?
Non ! C'est bien le cabinet de M. le curé...
LE SACRISTAIN, se levant ▼ivement.
M. le curé n'y viendra pas, monsieur I Les jours de sermon, cette sacristie est réservée au prédicateur !
2 UN DRA:ME parisien.
MAURET, à Rose.
Vous voyez, ma chère, qu'on ne m*a pas trompé.
LE SACRISTAIN
Mais, monsieur...
ROSE, au sacristain.
Un mot, je vous prie... En descendant de chaire, le Père Vignal va se rendre ici ?
LE SACRISTAIN
Oui, madame ; seulement...
ROSE
Attendez, alors... (eUo tire une bourse de sa poche et y prend trois pièces d'or qu'elle remet au sacristain.) Yolla pOUr leS paUVTOS de la
paroisse !
LE SACRISTAIN, rogue.
Le tronc pour les pauvres est dans la nef de gauche, à rentrée !
ROSE
Je préfère vous charger de leur distribuer mon aumône,
c'est plus SÛrl (rnie remet au sacrlsUin une autre pièce d'or.) Voici
maintenant pour vous payer votre peine.
LE SACRISTAIN, radouci.
Que je sache, au moins, ce que vous désirez, madame.
ROSE, s'asseyant auprès du feu.
Je désire attendre le Père Vignal I
LE SACRISTAIN
C'est que, lorsqu'il vient de prêcher, le Révérend Père n'a pas l'habitude de recevoir»