ACTE QUATRIÈME
loges pour en connaître les incidents. Grâce à M. de Moronis et à ses petits papiers, nous n'en avons pas perdu un seul.
Entre un valet de pied avec une lettre sur un plateau. LE VALET DE PIED.
Le cocher revient du Palais avec cette lettre. Il demande s'il doit y retourner.
SUZANNE prend la lettre Tivement^ Tourre et la pircourt des yeux.
Inutile qu'il y retourne.
Le valet de pied sort.
LA MARQUISE
C'est fini ?
SUZANNE
Pas encore... Mais nous touchons au dénouement... Le défenseur a terminé sa plaidoirie... Les jurés délibèrent... (a part.) Ma destinée se décide...
LA MARQUISE
M. de Moronis croit-il à un acquittement?
SUZANNE
Hélas I... Voyez plutôt...
Elle tend le billet à la marquise.
LA MARQUISE, lisant.
« Plaidoirie plus brillante que solide. Je crains quelle n'ait pas convaincu les jurés de l'innocence de l'accusée... C'est comme un fait exprès : tout ce qui a été dit en sa faveur semble tourner contre elle; la déclaration du Père Vignal elle-même, dont le ministère public, par des insinuations perfides, a essayé de dénaturer le caractère... (Parlé.) Quelles angoisses pour cette malheureuse femme !
SUZANNE, à part.
Et pour moi, doûc!...
LE VALET DE PIED, r^renant.
Madame la baronne Charlin.
Il sort après qu'elle est entrée.