SCÈNE VI
Les Mêmes, SUZANNE, LA RELIGIEUSE.
La religieuse entre suivie de madame de Véran et aicourt auprès de Rose sur laquelle elle se penche. Celle-ci Vécarle doucement. A madame de Vèran.
ROSE
Vous le voyez, madame; je ne me trompais pas... La mort est là... Elle va vous délivrer... Rassurez- vous... Je vous pardonne...
MADAME DE VÉRAN, d'une voix étouffée.
Moi, je ne me pardonne pas.
Elle s'écarte.
ROSE, à la sœur.
Merci pour vos soins, ma sœur... Ils né me sont plus nécessaires... (Très douce.) Laissez-moi... (Désignant Vignal.) Je VOUX
lui parler... (a vigni.) Mon Père, daignez m entendre encore... Je n*ai plus que quelques minutes avant que mon cœur cesse de battre... Je tiens à vous dire que ma dernière pensée aura été pour vous... C'est vous que j'aimais... (nouTement de
Tignal pour lui imposer silence.) Oh 1 mCS paroleS ne doivOUt paS
vous offenser... Elles n'ont plus rien de la terre... Je suis déjà si près du ciel... Je vous ai aimé dès le jour où votre protection miséricordieuse s'est étendue sur moi... ou plutôt c'est Dieu que j'ai aimé en vous... Pour cet amour qui m'a transformée, je vous bénis... Ilaétél'instrumentdemon
salut... (D'une voix éteinte en lui prenant les mains.) Je VOUS aime... EUâ laisse tomber sa tête contre l'oreiller du fauteuil. Vignal la regarde effrayé.