SCÈNE XIY
Les précédens, un gentilhomme ordinaire, sortant de l'appartement du roi.
LE gentilhomme.
Le roi deraandeson premier ministre, monsieur le comte de Chalais.
( Étonnement général , grand silence.)
DE FIESQUE, à Bolagnier.
Nous nous étions trompés dans nos calculs : qui jamais eût
* Clialais , la duchesse , Chevreuse , de Ficsque , Balaguier, de Suze Gondi , Soubise.
dit {|uc le polit Chalais?... [haut.) Monseigneur, recevez mes sincères complimens : je suis ravi qu'on ait enfin récompensé votre mérite.
( Tout le monde s'incline. Chevreuse et de Suze serrent la main de Chalais, les autres passent près de lui en le félicitant.)
GONDi , sur le devant de la scène, à part et gaîment. Vive Dieu! je saurai demain si un morceau de parchemin et un titre d'excellence peuvent détourner la pointe d'une bonne épée.
CHALAIS, à Gondi qu il n^ a pas perdu de vue et dont il s'est rapproché.
Ma nouvelle position ne change rien entre nous; et comme vous serez obligé de sortir de France si la fortune vous favorise , je vous enverrai ce soir un sauf-conduit. GONDI, en saluant.
Son excellence peut être assurée que je ferai tout ce qui dépendra de moi pour ne pas le rendre inutile.