‹ Un duel sous le cardinal de RichelieuChapitre 28 sur 39 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CHEVREUSE, CHALAIS, couvert de poussière , dans le plus ^rand désordre , se précipitant dans l'appartement ,• LA DU- CHESSE.

CHALAIS

C'était trop tard! (à Ç^evreuse.) Cruel que vous êtes, si vous m'aviez attendu !

CHEVREUSE, lui tendant la main.

C'était pour faire prendre patience à ces messieurs. ( à Chalais qui regarde son bras.) Oh 1 moins que rien.

Gondi a payé cher votre blessure.

CHEVREUSE

Est-ce que vous l'avez tué ?

CHALAIS

Non ; mais il gardera le lit quelques mois.

CHEVREUSE

Ah! ce pauvre abbé! j'en suis fâché, car je l'aime beaucoup; mais pensons à vous d'abord. Que je suis heureux de vous revoir, mon ami ! Je tremblais que vous ne fussiez retourné à votre hôlel: vous ignorez sans doute ce qui se passe.

CHALAIS

Non; je viens de l'apprendre à l'instant.

CHEVREUSE

Eh bien! vous n'êtes plus en sûreté en France : vous allez partir. Nous vous sauverons, je l'espère ; attendez-moi quelques minutes.

CHALAIS

Y songez-vous, monsieur le duc? votre blessure...

CHEVREUSE

Allons donc! est-ce que j'y pense à présent? Je vous laisse avec la duchesse * .

LA DVCHESSE.

Monsieur, permettez-moi de me retirer : je suis souffrante.

CHEVREUSE

Quelques inslans seulement. Pour moi , quelques instans, je vous en prie.

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