‹ Un duel sous le cardinal de RichelieuChapitre 38 sur 39 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

LA DUCHESSE, CHEVREUSE, CHALAIS , />m/^ un

DOMESTIQUE

CHEVREUSE

Quel intérêt vous ramène donc, monsieur le comte?

CHALAIS

Aucun. Le dégoût de la vie^ le désir de m'en délivrer.

CHEVREUSE

Oh ! vous n'y songez pas : la mort vous attend ici , et il ne VOUS sera plus possible de l'éviter.

( Un domestique se précipite à la porte du fond.)

LE DOMESTIQUE

Monsieur le duc ! l'hôtel est envahi.

CHEVREUSE, s'asscyant.

Ah ! vous le voyez , monsieur : il est temps d'adresser votre ame à Dieu.

CH.VLAÎS

Je vais leur porter ma tête.

CHEVREUSE , sautant sur lai.

Pas à eux !

LE DOMESTIQUE

Les voici! les voici ! ils accourent.

CHEVREUSE

Arrêtez-les quelques instans. {Le domestique sort. A Cha-

lais , indiquant le cabinet et lui mettant un pistolet dans la main.) Et nous ici , par-là. Tenez , monsieur !

CHALAIS

Non ; laissez-moi.

CHEVREUSE, le suisissant à la gorge.

Par-là, vous dis-je. Oh! vous ne m'échapperez pas! (// l'entraîne dans le cabinet. A la ducliesse cjui s'est jetée à ses genoux, en la repoussant.) Faites des vœux pour lui , madame.

LA DUCHESSE

Ah! monsieur 1... [On entend fermer la porte en dedans.) Par pitié! par pitié ! moi aussi, [s' efforçant avec ses ongles d'ouvrir la porte.) Rien , rien pour ouvrir cette porte. Désespoir !... Oh! je l'ouvrirai, je l'ouvrirai. {On entend crier dans la coulisse : Il est ici 1 ) La clé , je l'ai , oui. ..

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