‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 121 sur 162 · IV UN MOT DE PREFACE · texte numérisé non relu

IV UN MOT DE PREFACE

« deur dans ce livre. C'est une défense habile « plutôt qu'une confession haute et sincère. « Par là même , l'ouvrage plut au siècle qu'il

« ne heurtait pas » {Cours de Littérature

française, tom. n. pag. o,5. Paris, i84i. )

Nous l'avouons : dans les mêmes circonstances , à peu près , où se trouvait l'abbé Guénée, en face du scepticisme triomphant et d'une indifférence religieuse presque générale , au milieu de l'affaissement de tous les caractères sous la pression du respect humain et des appétits cupides , nous préférons à cette espèce d'éloge tous les reproches universitaires faits à notre ardeur et à l'impétuosité de notre foi. Nous avons même peine à comprendre qu'en présence des plus horribles blasphèmes, des plus noires calomnies, et d'une propagande impie qui tue les âmes par centaines de mille , on puisse conserver un calme impassible , et ne pas manifester l'indignation raisonnée et profondément vraie, d'une foi qui ne craint que Dieu seul et n'espère qu'en lui. Une confession haute et sincère de la vérité catholique et de ses droits , sans aucun palliatif mondain , sans aucun éloge donné aux talents impies, nous a paru le plus grand besoin de notre époque, et pour nous, pour notre concience, un vrai devoir, une nécessité.

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