‹ Un éclair avant la foudre ou Le communisme et ses causesChapitre 90 sur 162 · PREMIÈRE PARTIE. I · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. I

Du reste , que m'importe de rentrer un peu plus tôt ou un peu plus tard dans le sein du grand Tout, d'où son activité infinie nous a tous nécessairement tirés, en diversifiant ses formes à l'infini ; plus tôt j'y rentrerai, plus tôt il sera obligé de m'en tirer de nouveau, plante ou pierre, aigle ou lion, législateur ou conquérant. C'est l'immortelle espérance que m'a donnée encore l'enseignement de l'état, et que ses tribunaux ne pourront me ravir (i).

Cependant, l'émeute a relevé la tête; elle s'avance, échevelée, menaçante, terrible, pour délivrer les prisonniers. Le canon tonne de nouveau ; la fusillade se fait entendre de plus près; on se mêle, on s'égorge jusque dans l'enceinte des juges; et des hommes ivres de sang hurlent, en brandissant leurs armes :

Aux armes , citoyens ! formez vos bataillons. Tuons , brûlons.

Aux plus bardis et femmes et maisons.

C'ÉTAIT LE COMMUNISME

Et la logique disait à la morale de l'enseignement d'état, aux citoyens qui ont courbé leurs

(1) Pendant toute une année , a dit la Gazette de Lijon, M. le professeur de philosophie Bouiller a transformé, à l'usage des Lyonnais, son cours de philosophie en un cours de métempsycose dans ce genre-là.

l8G I.K COMMUNISME ET SIS CAUSES.

ârnes devant une si honteuse tyrannie, aux pères et mères qui lui ont livré leurs enfants, aux juges qui ont fait fermer les maisons d'éducation qui voulaient s'y soustraire :

DANS VOS PRINCIPES, IL A RAISON

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