PREMIÈRE PARTIE
I. Preuves tirées des enseignements de ta philosophie d'état.
•VenthousiamCj » a enseigné, vingt ans durant, le grand-maitre Cousin , ministre de l'instruction publique, chargé de la direction de tous les cours de philosophie de l'état, et de la formation, à l'École normale , de tous les professeurs , « Tenthout siasme , après avoir entrevu Dieu dans le monde, "Crée le culte [ou la religion), et dans le culte, en- • trevoit Dieu encore. La foi s'attache au symbole ; « elle contemple ce qui rCy est pas, ou du moins ce « qui n'y est que d'une manière indirecte et détour- « née ; c'est là précisément la grandeur de la foi « ( c'est-à-dire son imbécillité), de reconnaître Dieu < dans ce qui, visiblement, ne le contient pas. Mais a l'enthousiasme et la foi ne sont pas, ne peuvent « pas être les derniers degrés du développement de
« héritage d'un passé dont la république n'est pas responsable, « mais qu'elle s'efforcera de guérir. >
« Ne nous y trompons pas, N. T. C. F. , écrivait aussi naguère aux églises de son diocèse le vénérable Cardinal évéque d'Arras , ne nous y trompons pas , la cause de ces guerres civiles , ce sont nos crimes, nos désordres, et la répudiation de toute croyance ; ce sont les fruits funestes de cette éducation sans principes de morale, sans foi aucune, à laquelle on assujettissait notre trop infortunée jeunesse ; ce sont toutes les utopies de déraison , tous les plans de régénération sociale, inventions du délire, suscitées par le désir de bri* ser , de détruire, s'il eût été possible, la religion de nos pères, pour ne nous faire appliquer désormais qu'à la pensée désastreuse et désolante du néant. » {Mandement demandant des prières pour les morts des journées de juin.)
« l'intelligence humaine. En présence du symbole. « l'homme ) après avoir adoré (par hypocrisie on (c niaiserie sans doute), éprouve le besoin de s'en « rendre compte. Se rendre compte, Messieurs > su a rendre compte , c'est une parole bien grave que a je prononce. A quelle condition , en effet , se rend « on compte? à une seule : c'est de décomposer a « dont on veut se rendre compte ; c'est de le trans* « former en pures conceptions, que l'esprit examina « ensuite , et sur la vérité ou la fausseté desqiielles « il prononce.»
a Ainsi , à l'enthousiasme et à la foi succède h « réflexion ; or, si l'enthousiasme et la foi ont poui a langue naturelle la poésie ( ou le symbole et lei a fictions), et s'exhalent en hymnes, la réflexion i « pour instrument la dialectique, et nous voilà a Messieurs , dans un tout autre monde que celu a du symbolisme et du culte. Le jour où un homm( «a réfléchi, ce jour - là , la philosophie a ét< a créée... »
a La philosophie est donc la lumière de toutes le « lumières , T autorité des autorités , F unique autorité « En effet, ceux qui veulent imposer à la philosophl c et à la pensée une autorité supérieure, ne songen « pas que, de deux choses l'une , ou la pensée ne com A prend pas cette autorité , et alors cette autorit « est pour elle comme si elle n'était pas , ou elle I « comprend , s'en fait une idée et l'accepte à ce ti « tre , et alors c'est elle-même qu'elle prend pou c mesure, pour règle, pour autorité dernière,