‹ Un éclair avant la foudre; ou, Le communisme et ses causesChapitre 84 sur 111 · LE · texte numérisé non relu

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Ce sont des doctrines de factieux.

LE COMMUNISTE

c Ne parlons point ici de factieux : les factieux

ce sont ceux qui, n'ayant d'autre droit que la force, <c refusent de le reconnaître chez les autres. Les <f factieux sont ceux qui abusent, pour leurs ven- « geances (et dans leurs intérêts), de cette force qui « leur a été confiée pour le salut de tous. » (i) (Jbid. Z^ col.) Du reste , puisque la ruse vous convient, nous saurons l'employer pour reprendre la force, et vous obliger à recevoir d'elle ce que la logique des principes ne peut vous faire accepter.

£t la révolution fut consommée par la légalité.

£tle droit divin, la souveraineté de Dieu furent bafoués et reniés; et la force l'emporta sur la loi, et la ruse l'emporta sur la force. Le sens moral de la nation fut profondément ébranlé, et l'on sentit la conscience publique plier et s'affaisser comme la voûte dont une clef a été enlevée. Il se fit, bon gré mal gré , un travail logique dans l'intelligence du peuple , qui , accéléré par les journaux , les romans, les écrits populaires, les sociétés secrètes, d'anciens et de nouveaux exemples , acheva d'effacer, dans l'immense multitude, avec l'idée de la souveraineté de Dieu , les premières notions du juste et de l'injuste. La force et la ruse devinrent la loi

(1) Nous appliquons ces passages de M. Proudhon â la révolution de 1830, parce que ce n'est qu*à elle seule que la logique peut les appliquer, attendu que la révolution de février n*a renversé que ce qui, au sentiment de tous les publicistes de bonne foi , n'avait logiquement aucun droit ni aucune raison d*étre.

générale de tous les rapports du nouvel état et du peuple, jusqu*à ce qu'enfin Tédifice de la fraude et de la violence , si savamment élaboré, si péniblement fortifié, vint s'abimer et se perdre sous les lames de la même tempête, dont les architectes s'étaient servis pour rélever. Et la grande voix des flots populaires fit retentir au loin , dans ses mugissements, le refrain terrible, inspiré par l'exemple de la bourgeoisie :

Aux armes , citoyens ! formez vos bataillons. Tuons , brûlons.

A la Tîctoire et trônes et maisons.

C'ÉTAIT LE COMMUNISME

Et la logique, se vengeant par un sourire, dit aux 221 :

D'APRÈS VOS EXEMPLES, IL A RAISON

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