Va-ste district de Syrie, au sud de Damas
nées dans nos harems. — Nous nous sommes emparés de force d'Aïn-Zarba', et nous avons anéanti tous les tyrans oppresseurs.
Oui, nous avons conquis toutes les forteresses inexptignables, et leurs habitants ont été la proie des vautours énormes. — A Alep même, où nous avons capturé toutes les femmes et où nous avons démoli les remparts de fond en comble^, que de vierges nobles et illustres, aux membres rebondis et aux poignets délicats, — nous avons faites captives et avons poussées devant nous avilies et gémissantes sans recevoir leurs douaires^; — que de cadavres nous avons laissés en monceaux, laissant échapper leur sang entre leurs luettes et leurs gorges! Que de combats dans les défilés où vos hommes d'armes resserrés étaient chassés par nous comme un troupeau d'animaux! — Nous avons réduit à l'impuissance vos paysans et leurs femmes au milieu des clameurs de leurs troupeaux. — Leurs hautes constructions ont été détruites, et leurs ruines dépeuplées sont devenues im désert après avoir été des parterres florissants. — Quand le hibou maintenant y jette son cri, l'écho lui répond et le gémissement des colombes égaie seul ces solitudes.
Antakîa* n'est plus loin de moi; bientôt, je l'atteindrai avec une multitude valeureuse, — ainsi que la demeure de mes ancêtres, Damas, dont la possession leur reviendra sous mon Bceau^. — 0 vous qui habitez les déserts de sable, malheur à vous! Retournez dans votre pays deSuna, votre première patrie''. — Bientôt, par mon glaive, je conquerrai de force Misr", et ses richesses viendront accroître mon butin.
Je donnerai à Kafour^ ce qu'il mérite, la marque au fer chaud, les cisailles et la succion des ventouses. — Allons! gens de Harran, malheur à vous! Voici les troupes des Grecs qui fondent sur vous comme l'orage. — Si vous fuyez, vous échapperez, grâce à*la générosité du prince magnifique qui ne veut point vous poursuivre. — 11 en sera de même pour les habitants de Nisibin", pour ceux de Mossoul, pour ceux même du Djezirah de mes ancêtres et de tout notre antique royaume.
Allons! gens de Bagdad, hâtez-vous de fuir et malheur à vous, car votre empire affaibli ne va pas durer. — Vous avez accepté comme Khalife le Deïlémite '° et vous êtes maintenant les esclaves des Deïlémites. — Retournez avilis dans le pays du Hedjaz, et laissez aux hommes généreux le pays des Grecs.
Je vais envoyer mes troupes dans la direction de Bagdad s'emparer de Bab Thaq ", puis de Karkh'^ la pouilleuse (?). — Je brûlerai ensuite les hauts remparts de Bagdad même, je démolirai ses monuments et en dépit de tous j'emmènerai ses enfants en captivité.
De là j'irai à Chiraz et à Reyy *'^ Dites au Chorassan que je vais lancer contre lui mes armées invincibles. — Ensuite je marcherai en toute hâte vers la Mecque, traînant à ma suite une