Bossuet était précepteur. (L. D'A
MADAME DE LA FAYETTE
MADAME DE LA FAYETTE
l'ayant nommé pour cette place et même ayant, je crois, été proposé, il a fait pour vous, en ce qu'il a pu, tout ce qu'un véritable ami devoit faire, et qu'il a loué les qualités de votre âme et de votre esprit autant qu'elles le méritent. Pour moi, j'ai eu la joie de dire du bien de vous à tous ceux qui ne vous connoissoient pas. Voilà le seul service que la fortune laisse en partage à ceux qui n'en peuvent rendre d'ailleurs à leurs amis.
Je suis à la campague, il y a quinze jours. Je crois que je débaucherai M. de Segrais pour y venir faire un petit tour avec moi. Adieu, j'espère que les honneurs ne changeront pas les mœurs et que vous aurez toujours de l'amitié pour moi.
mille francs. On veut la laisser à bien moins : ainsi vous êtes bien éloigné d'en donner jusque-là. Ce que je trouve de fâcheux, c'est que vous la prendriez dans la vue de la revendre, et on ne vend que très malaisément les maisons qui sont dans le dessein du Louvre, parce que personne ne se veut trouver dans l'embarras d'avoir affaire avec le Roy. Mansard ne sait point sur quel pied on fait les estimations de ce que le Roy prend ; vous pouvez vous en enquérir de tous ces architectes de Versailles, et c'est sur quoi vous vous devez régler pour le prix de cette maison; car, encore une fois, sans cette risque % ce seroit un marché donné, et d'autant plus qu'on la rehaussera assurément, de l'aveu même de celle qui la tient. Voilà tout ce que je vous puis dire. Je voudrois pouvoir davantage pour votre service.
Ce dimanche au soir '.
M. Mansard 2 a vu ce matin votre maison, et m'en est venu rendre compte cette après dînée. Je vous envoyé un mémoire qu'il m'a donné; mais je vous dirai encore de plus que, s'il n'y avoit pas la risque d'être mis dans le Louvre, il la trouveroit à très bon marché à quarante