‹ Un été à Meudon (volume 2)Chapitre 27 sur 36 · SILVIA, DUHAMEL · texte numérisé non relu

SILVIA, DUHAMEL

btJHAifBL. Quelle est cette vifiite, Silvia?

SILVIA. Vous le savez bien... C'est Gnguste que cela re* garde... Son père désire le voir dans ces jours solennels.

DUHAMEL... C'est bon... Parlons d'autre chose, ma chère... Voyez ces lettres.

6ILVIA. Grand Dieu ! qui vous les a remises t.... Ne croyez pas. Monsieur... Ah! l'on vous atrompé. (a part.) Perfide Lëonj c'est pour ça qu'il me les demandait.

DUHAMEL. Non, je ne crois pas que vous eh ayez abusé; mais enfin, comment sont-elles sorties de vos mains?

SILVIA. Ah! mon Dieul un hasard bien inouî... Dans un premier mouvement de trouble... surprise par mon mari... (A part.) Léon, tu me le payeras !

DUHAMEL. Enfin?..

saviA. Cest une imprudence, que je n'ai pad osé vous avouer...

DUHAMEL. Expliquez-vous!

SILVIA. Un jour, je les relisais^ car c'est mon seul bonheur quand vous n'êtes pas là, mon ami... Je les relisais^ vos lettres; elles sont si spirituelles ! c'est ma lecture favorite !.. lorsque mon mari entra furtivement e^ voulut me les arracher. Je les défendis... c'est mon bien le plus cher !.. Enfin,il voulut savoir de qui étaient ces lettres, et, plutôt que d'avouer mon secret; je dis, sans y réfléchir, qu'elles étaient de M. Léon...

DUHAMEL. Ce jeune musicien qui vous donnait des leçons de chant? Un aimable jeune homme.

SILVIA. Je m'en croyais quitter., mais voilà Léon qui entre au moment même; M. Grumelot lui fait une scène aflï'euse; et me commande de lui rendre ses lettres. J'avais tellement perdu la tête, que je les lui donne, et...

DUHAMEL. M. Léon n'est-il pas Tami de M. d'Artelles?

DES BONS MÉNAGES. Bf

siLvu, Oui... oui... cerUinement.

DUHAMEL. Ah 1 je commence à comprendre... d'où ma femma les tenait. «

siLvu» à part. Je commence à comprendre aus8i«««

DUHAMEL. Enfin^ qu'est-il arrivé?

siLviA, Que je n'ai pa9 pu ravoir mes lettres. M» Grumdot n'a plus voulu permettre à Léon de me continuer ses leçons. Je ne Fai pas revu* Pourtant^ voilà M. Léon qui va faire jouer un ballet. Je n'aurai pas de rôle t Et puis^ma santé se délabrei il faudra que je quitte bientôt la danse pour le chant, Voyezj mon ami, si je vous aime ! c'est la peur de vous compromettra qui me fait manquer ma oarrière.,. Voilà*

DUHAHEL.tD'ailleursy ce jeune homme peut parler... Il serait prudent de le voir pour le faire iairet

siLvu. Vous ne le pouvex pas«.. Et moi^ je ne sais com* ment...

DUHAMEL. Mais il faudra qu'il revienne ici... Il fout que vous repr^iex vos leçons de chant...

SILVIA9 avecâme. J'aurai uu talant de plus pour vous plaire..r'

DUHAMEL^ l'embrafsuit. Ahl tu as le plus grand de tous, angel c'est que je t'aime.

siLViA. Chut t mon mari... ,

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