‹ Un faux classique, Nicolas BoileauChapitre 31 sur 66 · On n'entend que des cris poussés confusément · texte numérisé non relu

On n'entend que des cris poussés confusément

E. Allons-nous-en, il se fait tard,

Je te veux mener autre part Vers la rue de la Huchette, Mais prends bien garde à ta pochette, Autrement l'on t'attrapera Et sans doute on te dupera, Car en ce lieu-là c'est la source D'où sortent les coupeurs de bourse.

168 BOILEAU ET BERÏHOD.

BO. La frayeur de la nuit précipite mes pas...

Malheur donc à celui qu'une affaire imprévue Engage un peu trop tard au détour d'une rue, Bientôt quatre bandits lui serrant les côtés... « La Bourse ^), il faut se rendre...

BE. Jarnibleu, le Diable m'emporte,

Ce fils de putain, ce brutal, Que tu vois là sur ce cheval A rempli mon habit de boue...

A Dieu je m'en vais d'une course A mon logis pour me changer.

BO. Guénaud sur son cheval en passant m'éclabousse. Et n'osant plus paraître en l'habit où je suis, Sans songer où je vais, je me sauve où je puis.

BE. Il fut contraint le diable emporte

De se sauver dans une porte...

J'appréhende fort l'embarras.

Allons, vite, car tu verras Qu'il nous sera presque impossible De sortir de la presse horrible...

Tu te laisses embarrasser, Et tu ne pourras plus passer.

BO. Quand un autre à l'instant s'efforçant de passer Dans le même embarras se vient embarrasser...

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