SCÈNE XIV. .Ti
• nEaMÀr«N.
Depuis cinq ans...
.madame DUI.0S?(KL.
Ah! par exemple, si je ra’en serais jamais doutée!
nERMA^^.
Je vous l’ai bien caché, n’est-ce pas?
MADAME DCnOS!AEL .
Oh! parfaitement...
HERMANN
Je le devais, quand vous étiez mariée, Madame ; mais à présent que vous ôtes libre, que mon nom est un peu connu, ma clientèle assez nombreuse... j'espérais... j’ai osé...
MADAME DUnOSNEL, à part.
Pauvre docteur!... (liant.) Ce que vous me dites là, M. Hermann, me touche inflniment, je vous assure... Cet amour respectueux... un si long attachement... Oh! oui, c'est bien... <t si je ne puis...
HERMAN N
Si vous ne pouvez ..
MADAME Dl’ROSNEC.
O'.i! mais du moins... Oui, j’imiterai votre franchise, en vous disant... en vous disant qu'il est quelqu’un qui m’aime aussi depuis longtemps...
HERMANN
Ah!
MADAME DUROSNEI,.
Vous l’avouerai-je? son désespoir, son enthousiasme m'ont fait penser qu’il disait vrai, car lui... lui, j'en conviens, il me l’a dit. Je l’ai repoussé comme je le devais, je l’ai rendu bien malheureux... mais à présent que je suis veuve...
HERMANN
Vous l’épousez?
madame ocrosxei..
Je n’ai pas dit...
HERMANN
.Mais vous le direz, je le vois bien.
MADAME DliROSNEI..
Vous m’en voulez, monsieur Hermann?..
HERMANSj avec cmolion.
Du tout, Madame, et si cet autre doit en cflet vous rendre licmousc, si vous l’aimez... et quel est-il?
' M An.\ME DUROSNF-L.
(.'est.... i quoi bon?..
HERMAN N
Ne craignez rien, je n’irai pas lui chercher querelle, je ne le tuerai point; tout médecin que je suis... je ne voudrais pas vous faire de peine.
' MADAME DUROSNEL
Et vous m’en faites...
HERMANN
Moi, Madame!..
MADAME DUROSNEL
Vous m’en faites beaucoup!..
HERMANN
Moi?
MADAME DUROSNEL
Oui, vous. Monsieur...' (Elle sort à gauche.)