scène xvr. v 2.S
VIRGINIE
Je le dis comme je le pense!
BARADUC, à pari, montrant la porte de gauche.
Hein?., on dirait que la porte a remué... Zétnire est là... qui nous écoute! 11 faut lui donner le change... Allons, du feu! de la passion!., (a virginie, avec feu et très-bhut.) Ah! Madame, que vous êtes belle et splqndide !
VIRGINIE, étonnée.
Hein! qui ça?
BARADUC
Vous!., on a bien raison de dire que celui qui n’a pas aimé de Lyonnaise n’a jamais aimé î, .
VIRGINIE
Mais qu’est-ce qu’il vous prend? •• • : .
BARADUC
Chut! laissez-moi faire !
VIRGINIE. -
Mais non!
BARADUC, avec exaltation.
11 le faut! il le faut!.. Tant de grâce, de beauté, de majesté!..
p. , r, , s VIRGINIE.
Il est fou !
BARADUC, A part, regardant la porte de gauche.
Klle n’en perd pas un mot! (a virginie, avec feu.) L’heure a sonné... le volcan s’ouvre un passage!.. (Très-froidement.) Fuyons, fuyons !
VIRGINIE, eriaut.
Oh! monsieur Baraduc, à votre âge!
BARADUC. -
L’âge n’y fait rien ! (Avec précipitation.) Une chaise de poste nous attend à la grille du parc!..
VIRGINIE, riante
La grille du parc!., rue Mogador!
BARADUC
La rue n’y fait rien... qu’importe la rue, quand on aitnc !..
(lleruadoux parait à la deuxième porte 1 à droite.)
VIRGINIE
Voyons, qu’est-ce que vous me voulez?
BARADUC, avec exaltation.
Pour un de vos regards, pour un de vos sourires... je quitterais tout : patrie... famille... honneur... drapeau!., drapeau!..
VIRGINIE. t
C’est une manie!
BERNADOJJX, à part. , ~
Hein ! qu’est-ce que j’entends là? (il referme à demi la porte et écoute.)
BARADUC, à part.
Elle écoute toujours! (Haut.) Virginie! qiavie! mon sang!.. Voulez-vous que je me perce sous vos yeux?
VIRGINIE
Ah! mais, finissez ’ !
BARADUC, se jetaut à ses genoux.
Tiens, à les genoux ! à tes genoux !
EDMOND, entrant par le fond et l’apercevant.)
Ah! le beau-père!
BERNADOUX, entrant.
Monsieur!.. * **
VIRGINIE, poussant un cri et se sauvant par la gauche.
Ah! mon mari ! (Baraduc est resté à genoux.)