SCÈNE II
BARADUC, seul.
C’est affreux ! c’est révoltant! mon gendre trompe Zémireü! ma fille unique... un ange... une fleur... le misérable! après ses promesses, après ses serments... car je lui en ai fait faire trois... un à la mairie, un autre avant d'y entrer, et le troisième en sortant... Je, voulais que Zémire fût heureuse... je le voulais ! C’est' pour cela que j’avais toujours refusé de la marier ^an moins je ne l’aurais pas trompée, moi! tandis que lui, le brigand 1 il a une maîtresse... peut-être deux... peut-être trois;., peut-être..*
* Ba. J.
comme les Turcs !.. Ah ! si ma fille venait à se douter... elle en mourrait... et moi aussi!., et ma femme aussi!.. Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit, je me retournais, j'étais agité, c’est au point que ma femme... je lui ai dit que j’avais pris du café ! je me suis levé, je me suis habillé, cl inc vuici !..
JEAN, rentrant.
Monsieur se lève, (il sort par le fond et ferme la porte.) •
11 se lève!., à six heures! il devrait être levé! mais l’homme débauché sc lève tard ! Oh ! je vàis lui demander une explication.
Air d'Aristippe.
Je viens à lui, plein d’indulgence.
Lui tendre la main d’un ami...
Pourvu qu’il n’ait pas l’impudence De nier ses torts aujourd'hui.
Oh! s’il niait... malheur à lui Mais si, dans un aveu sincère.
Il courbe uu front humilié... <
Je me connais, je suis bon père...
{Avec force.)
Je le massacre sans pitié ! {bis.)