H RAID
In seul mot. (BooDJcboo continue j fredonner en redescendant la scène a\ec Giraud.) N'ai-je pas enten lu prononcer tout à l'heure le nom de Bonnii ho:i ?
BONNICHON
En effet!., j'allais le voir... mais il n'est pas chez lui, il est absent.
r.n; vin.
\ou- paraissiez en douter.'
BONNICHON
Du tout , au contraire.
GIRAUD
Moi. j'en doute. Monsieur, je suis même
pemadét...
BONNICHON
Pardon . je dtae en ville.
(Mouvement de sortie.) GIRAUD, le retenant.
Désolé de vous retenir!., mais, plus je nous regarde... Vos traits ne me sont pas inconnus. bonnichon, le regardant en face, à part. Oh ! ciel ! j'ai vu ce masque en Corse !..
GIRAUD
Nous avons dû nous rencontrer ailleurs.
BONNICHON
Possible !.. à Londres, à Francfort, à Berlin...
GIRAUD
Non , j'aurais cru que c'était à Bastia, il v a une quinzaine de jours.
BONNICHON, à part.
C'est lui!... Et mon dos qui est déchiré!.. Cachons-lui cette ouverture.
(Il fait face à Giraud pendant toute la scène.)
GIRAUD
Vous ne vous rappelez pas?
BONNICHON
A Bastia?.. Où prenez-vous Bastia?.. En Bavière ?
GIRAUD
Vous n'v êtes donc jamais allé ?
BONNICHON
Jamais ! cette commune est de l'hébreu pour mo'- (Mouvement de sortie.)
giraud , le retenant.
Monsieur habite Bcaucaire?
BONNICHON
Passager! simple passager! Je réside habituellement à Cracovie... maifl des intérêts commerciaux...
GIBAUD.
A\i( M. Bonnichon... sans doute! Au fait, puisque vous le connaisse/... quel homme
l'st-ri
BONNICHON
Bonnichon '.'.. peuh !... un petit i:rosqui porte lunettes... pas Joli... (a pan.) Je l'abuse! GIBA1 i).
Vous êtes son ami , peut-être '.'..
BONNICHON
Moi, son ami !... Si vous sa\ie/. l'embarras où ilm'a fourré... c'est un polisson... et si je le rencontrais... le lui dirais.... (il fait des gestes mena<^ns.) mais nous ne nous rencontrons jamais.
GIBAUD.
Voan le détestez? Toachez-la, Monsieur.
bonnichon, lui serrant la main.
Trop d'honneur I
>^®» GIRAUD
Quelle que soit votre haine , elle ne peut
égaler la mienne... c'est du sang qu'il y a entre nous.
BONNICHON
Pardon! je dîne en ville! (Fausse sortie.)
GIRAUD , le retenant.
Ah! c'est que vous ne savez pas quel outrage... Ma sœur, ma propre sœur, qu'il a séduite...
bonnichon , vivement.
Ça n'est pas vrai !
GIRAUD
Pas vrai?
bonnichon.
Semblable... vous ne me laissez pas achever... Ça n'est pas vraisemblable.
GIRAUD
Cela est pourtant... Je l'ai surpris la nuit... je l'ai frappé... et sans ses vètemens qui l'ont protégé... là, par derrière...
(Il veut lui indiquer l'endroit avec sa main.) BONNICHON , se débattant.
Vous me chatouillez !.. ah ! mais vous me chatouillez!..*
GIRAUD, lui prenant le bras.
Mais , tôt où tard , j'accomplirai ma vengeance.
Air : S<>l<iat fiançais.
Il ne saurait m'échapper cette fois, Voyez ce fer qu'à lui seul je réserve.
BONNICHON, a pan.
C'est son poignard numéro trois,
Ah I de ses coups que le ciel me préserve !
GIRAUD
Que n'est-il là? que ne puis-je, à l'instant, Exécuter l'arrêt qui le condamne l Le voir pâlir et lui percer le liane!
Est-il au monde un plaisir plus piquant?
BONNICHON, a paru Ah I quel horrible coq-à-1'ânet
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