‹ Un grand criminelChapitre 22 sur 54 · H RAID · texte numérisé non relu

H RAID

In seul mot. (BooDJcboo continue j fredonner en redescendant la scène a\ec Giraud.) N'ai-je pas enten lu prononcer tout à l'heure le nom de Bonnii ho:i ?

BONNICHON

En effet!., j'allais le voir... mais il n'est pas chez lui, il est absent.

r.n; vin.

\ou- paraissiez en douter.'

BONNICHON

Du tout , au contraire.

GIRAUD

Moi. j'en doute. Monsieur, je suis même

pemadét...

BONNICHON

Pardon . je dtae en ville.

(Mouvement de sortie.) GIRAUD, le retenant.

Désolé de vous retenir!., mais, plus je nous regarde... Vos traits ne me sont pas inconnus. bonnichon, le regardant en face, à part. Oh ! ciel ! j'ai vu ce masque en Corse !..

GIRAUD

Nous avons dû nous rencontrer ailleurs.

BONNICHON

Possible !.. à Londres, à Francfort, à Berlin...

GIRAUD

Non , j'aurais cru que c'était à Bastia, il v a une quinzaine de jours.

BONNICHON, à part.

C'est lui!... Et mon dos qui est déchiré!.. Cachons-lui cette ouverture.

(Il fait face à Giraud pendant toute la scène.)

GIRAUD

Vous ne vous rappelez pas?

BONNICHON

A Bastia?.. Où prenez-vous Bastia?.. En Bavière ?

GIRAUD

Vous n'v êtes donc jamais allé ?

BONNICHON

Jamais ! cette commune est de l'hébreu pour mo'- (Mouvement de sortie.)

giraud , le retenant.

Monsieur habite Bcaucaire?

BONNICHON

Passager! simple passager! Je réside habituellement à Cracovie... maifl des intérêts commerciaux...

GIBAUD.

A\i( M. Bonnichon... sans doute! Au fait, puisque vous le connaisse/... quel homme

l'st-ri

BONNICHON

Bonnichon '.'.. peuh !... un petit i:rosqui porte lunettes... pas Joli... (a pan.) Je l'abuse! GIBA1 i).

Vous êtes son ami , peut-être '.'..

BONNICHON

Moi, son ami !... Si vous sa\ie/. l'embarras où ilm'a fourré... c'est un polisson... et si je le rencontrais... le lui dirais.... (il fait des gestes mena<^ns.) mais nous ne nous rencontrons jamais.

GIBAUD.

Voan le détestez? Toachez-la, Monsieur.

bonnichon, lui serrant la main.

Trop d'honneur I

>^®» GIRAUD

Quelle que soit votre haine , elle ne peut

égaler la mienne... c'est du sang qu'il y a entre nous.

BONNICHON

Pardon! je dîne en ville! (Fausse sortie.)

GIRAUD , le retenant.

Ah! c'est que vous ne savez pas quel outrage... Ma sœur, ma propre sœur, qu'il a séduite...

bonnichon , vivement.

Ça n'est pas vrai !

GIRAUD

Pas vrai?

bonnichon.

Semblable... vous ne me laissez pas achever... Ça n'est pas vraisemblable.

GIRAUD

Cela est pourtant... Je l'ai surpris la nuit... je l'ai frappé... et sans ses vètemens qui l'ont protégé... là, par derrière...

(Il veut lui indiquer l'endroit avec sa main.) BONNICHON , se débattant.

Vous me chatouillez !.. ah ! mais vous me chatouillez!..*

GIRAUD, lui prenant le bras.

Mais , tôt où tard , j'accomplirai ma vengeance.

Air : S<>l<iat fiançais.

Il ne saurait m'échapper cette fois, Voyez ce fer qu'à lui seul je réserve.

BONNICHON, a pan.

C'est son poignard numéro trois,

Ah I de ses coups que le ciel me préserve !

GIRAUD

Que n'est-il là? que ne puis-je, à l'instant, Exécuter l'arrêt qui le condamne l Le voir pâlir et lui percer le liane!

Est-il au monde un plaisir plus piquant?

BONNICHON, a paru Ah I quel horrible coq-à-1'ânet

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