‹ Un grand criminelChapitre 45 sur 54 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

GIRAUD seul, puis, LE GARÇON DE BUREAU.

GIRAUD

Ah ! ma foi! je suis bien aise d'en être débarrassé... Maintenant, ça regarde Théodore , qu'il s'arrange !.. je ne m'en mêle plus?

LE GARÇON , entrant.

Une lettre pour Monsieur.

giraud, la prenant.

L'écriture de mon oncle !.. Enfin, je vais savoir... (Lisant.) « Mon cher neveu, le mariage que j'avais en vue pour toi est définitivement négocié ; la jeune personne est M"c Suzanne Bonnichon... » ( S'interrompant. ) Bonnichon ! ( Lisant. ) « Sœur de M. Thomas Bonnichon , marchand de costumes à Beaucaire... » (Parlé.) Ah! mon Dieu!.. (Lisant.) «Sans parler des qualités accessoires, c'est une femme de deux cent mille francs.» (Parlé.) Me voilà bien!., après ce que j'ai fait! Et c'est cet imbécille de Théodore !.. car moi , j'étais comme M. Camuzot, j'en avais le pressentiment... Mais tout peut se réparer, et s'il est encore là... (il ouvre la porte du cabinet. ) Personne!.. Il a déjà changé de costume, il court les champs... et mes deux cent mille francs avec lui... Oh! mais il ne peut être loin... je le retrouverai... (H sonne, deux gendarmes entrent. ) Qu'on mette tout le monde en campagne!., le prévenu interrogé tout à l'heure vient de s'évader sous un costume d'avocat... Qu'on fouille la ville! qu'on me le ramène... il me le faut, allez!

(Les gendarmes sortent.)

Ai» de la Robe et des Boite*.

Je suis puni de mon étourderie ,

C'est, grâce a mes soins imprudens, Qu'il me faut la gendarmerie Pour retroover mes deux cent mille francs I Ali! j'en conviens, la crainte ici m'agite.., Oui, j< prévois qu'il \a leur écbappci

La fortune s'en va très vite !

Lt n'est jamais facile à rattraper.

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