SCÈNE IX
Les Mêmes, CAMUZOT, LUCILE.*
CAMUZOT, accourant.
M. le juge! M. le juge! voici bien un autre incident !
GIRAUD
Auriez-vous rencontré M. Bonnichon?
CAMUZOT.
Pas lui , mais un billet de son écriture... au fond de mon chapeau... Il n'y est pas venu tout seul... je soupçonne l'assassin...
GIBAUD.
Que vous écrit-il?
CAMUZOT.
Il m'écrit qu'il est vivant ; mais je ne sais pas si je dois m'en rapporter à lui.
GIBAUD.
Où est le billet?
CAMIZOT.
Le voici... (Il lit.) « Mon vieux Camuzot, je vis encore, si on petit appeler ça vivre... (Parlé.) Vous voyez, il en doute lui-même.
GIBAUD.
Continuez...
'•*~'~ ■ laUCll* j Cb( I ' imilMtj tmaud.
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I N GIIAND CRIMINEL.
( v M i BOT, lisant.
« Hais .m moment de quitter cet hémisphère, je vous recommande ma sœur Suzanne... Soyez si seconde mère... et mariez-la te plus tôt possible, avec la personne dont je vous ai parle... C'est le dernier vœu île votre ami... Bien des choses à totre Gîte... » (rarlé.) Vous entendez, son dernier vœu... donc , il est mort. CIBAUD.
Mais, non!., rassurez-vous... II. Bonnichon existe.
CAMVZ0T.
En ètes-vous sur ?.. D'un autre côté, il parait que le cadavre qu'on a repêché n'était pas un cadavre... L'autopsie en a été faite par trois médecins . et ils ont trouvé à l'intérieur... une carcasse d'osier.
THfeODOBE.
C'était un mannequin?
CAMIZOT.
C'est-à-dire... il y en a deux qui le prétendent... mais le troisième n'est pas de leur avis... et c'est le plus instruit.
GIR.U i) , tirant sa montre.
Oh ! mon Dieu ! le temps se passe, et on ne le ramène pas !
CAMIZOT.
Qui ça?., l'assassin?
GIRAUD
Mais, non, M. Bonnichon... J'ai envoyé à sa recherche, et, dans mon impatience, je vais moimême...
CAMIZOT.*
Oui, allez!., nous y allons tous... il faut éclaircir ce mystère.
GIBAUD.'
Vous avez raison... courez partout... et si vous le voyes avant moi, dites-lui bien qu'il n'a rien à craindre... que son Corse a disparu pour toujours.
CAMIZOT.
Ça lui fera plaisir.
GIRAl I).
De plus, annoncez lui (pie son futur beau-frère, le prétendu de sa sœur, est arrivé et l'attend pour se présenter à lui.
THÉO DO Kl .
Le prétendu de sa sœur?
GIRAl I).
Oui, un de mes amis.
CAMIZOT.
Voilà des nouvelles délicieuses, mais ma position ne l'es) pas... à présent (pie je me suis pourvu d'un autre gendre , que j'ai donné parole ;i Théodore...
GIBA1 i).
Vous avez en tort... Songez que M. Bonnichon est votre ami... et après les désagrémens qu'il vient d'essuyer, lui refuser votre fille... ce serait manquer à la loyauté, à la délicatesse, à tous les sentiment qui vous distinguent d'une manière m éiuinentc.
i ni ODOBS.
Mais, c'estindignel et si te disais à M. Camn- /ot...
♦-<£• ( \Mi/.or.*
Tais-toi, malheureux I c'est loi qui m'a fait manquer à tous les sentimens qui me distinguent d'une manière si éminente.