‹ Un grand Médecin du XVIe siècleChapitre 18 sur 39 · LE CŒUR ET LES POUMONS · texte numérisé non relu

LE CŒUR ET LES POUMONS

Contenus dans le ventre moyen ils sont le siège de la vie et des actions vitales, car les poumons sont

créés pour servir au cœur comme de couverture el

pour tempérer sa chaleur par l'attraction d’air froid; ils jouent pour Fernel le rôle de ventilateurs.

Un vaisseau va du poumon dedans le ventricule gauche du cœur, par lequel un esprit froid attiré de l'air passe des poumons dedans le cœur, et d'autant que ce vaisseau porte Fair et l'esprit, il est dit artère veineuse, De ce même ventricule, sort la grosse artère dite aorte, qui est répandue dans tout le corps et qui étant faite pour la garde d’un esprit très subtil, est composée d'une double tunique qui n'a aucune com-

munication avec l'artère veineuse.

Les MOUvEMENTS DU CŒUR

La nature a donc ainsi ordonné que quand le cœur se dilate, ses fibres étant à soi retirées, mouvement appelé par les Grecs diastole, il attire les matières, savoir dans le ventricule droit le sang de la veine cave, dans le gauche l'air des poumons; les valvules étant alors abaissées se joignent et se collent.

Aussitôt après les fibres transverses se resserrent, mouvement appelé syslole, le cœur répand hors de lui les matières qu'il a reçues, savoir l'esprit du ventricule senestre dans la grande artère; du ventricule droit, le sang amené par la veine artérieuse dans les poumons.

Le poumon est l'officine de la respiration ; il se meut sans aucune ou bien petite intermission de temps, il porte et rend en même temps l'esprit qu'il reçoit; l'ayant attiré et préparé, il le dispose pour le

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