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qualité du sang, à la nécessité qui a amené à faire la saignée et à la force du patient.
En plénitude simple, pour prévenir les maladies, il suffit d'enlever la superfluité du sang. Quand la maladie est pressentie, comme les fièvres, il faut en enlever davantage.
Dans les inflammations, quand il y a douleur aux lieux proches de la section, il faut enlever du sang jusqu'à ce que la douleur commence à s’apaiser et que le sang change de couleur, parce, qu'alors c'est que le mauvais sang est sorti.
I faut toujours veiller à ne pas trop affaiblir le malade. Nous sommes prévenus des défaillances, quand ia face devient pâle, le patient baille, les creilles lui tintent, il lui vient des éblouissements. La mutation du pouls est le signe le plus certain; si de fréquent il devient rare, de grand petit, c'est qu'on a enlevé une frop grande quantité de sang.
Il faut arroser la tête du malade d’eau froide, lui faire respirer du vinaigre ou du muse, le coucher à plat et remonter ses forces par des cordiaux.
Le malade, la saignée terminée, doit se coucher sur Je dos, se reposer et ne pas dormir tout de suite.
Galien ne veut pas qu'on saigne avant la quatorzième année, ni après la soixante-dixième. En réalité, pour les enfants et les vieillards, il faut faire une évacuation proportionnelle à leur âge et à leurs forces.
I faut mettre le sang qu'on vient d'enlever dans
plusieurs palettes bien propres, de façon qu'il ne
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s'altère pas. Voir s’il est visqueux, gluant ou épais, et une fois caillé s’il se coupe bien.
Celui qui est gâté s’effrite, et s’il surnage beaucoup de liquide citrin, c’est que le foie est défaillant.
Si le premier sang est sain et le dernier cor- 1ompu, c'est signe qu'il en reste beaucoup dans le corps comme celui-ci et qu'il faudra donner ur bon régime et faire des évacuations convenables. Si la dernière palette est pure, c'est qu'on a Ôôté tout le
mauvais sang.