B. — LE MORALISATEUR
Jean Bouchet se montre encore disciple des grands rhétoriqueurs par sa manie de moraliser : il donnedes conseils à tout le monde, il critique les vices et les défauts de tous. — Dans son œuvre on trouve une peinture de la société au xvie siècle : le Peuple, sa misère, son amour du luxe, son avarice, les laboureurs, les marchands, les gens de justice, les médecins ; ta Noblesse, ses qualités, ses vices, tyrannie envers les petits, servilité à l'égard du prince; le Clergé, avarice, simonie, les prédicateurs, les chanoines, les moines. - Les rhétoriqueurs voient avanttout dans la critique un genre littéraire, delà leurs exagérations voulues ; il est facile de s'en convaincre dans les ouvrages de Jean Bouchet. Après l'attaque voici la défense : le Peuple, vie de famille, modeste aisance, belle foi chrétienne ; la Noblesse, qualités brillantes des gentilshommes français ; le Clergé, science, sainteté des prêtres, louanges de la vie religieuse. — Le Souverain Pontife, appréciations différentes selon que Jean Bouchet parle comme chrétien ou comme Français.— Le Roi, amour aveugle de Jean Bouchet pour les princes français. — Les Femmes, conseils aux jeunes filles, aux femmes mariées, aux veuvss, aux religieuses. — Conclusion générale ... p. 232