SCENE I
MALENTRAIN, JOSEPH,
Au lever du rideau, Joseph poussette le salon. MALENTRAIN (entrant par le fond). — Allons !
j bon ! voilà un bouton de parti! Joseph! Ah! te ain, voilà à propos, JosePH,— Pourquoi faire, monsieur? :
MALENTRAIN.— A ppelle ma fille, pour qu’elle me mette un bouton au col de ma chemise.
I Tosepx.— Mademoiselle est sortie, monsieur, MALENTRAIN. — Sortie ! et où est-elle allée ? Josepx. — Mademuiselle m'a chargé de vous dire qu’elle est allée s'acheter de la musique, MALENTRAIN, Ah! voilà bien les jeunes filles d’à présent. Ces p-tites pimbèches s’occupent bien plus à tapoter sur leur piano qu'à recoudre des boutons aux chemises de leur papa !
JosEpx. —Oh! ne vous fâchez pas, monsieur, Vous Savez que je suis l’homme à tout faire, ie VOUS aurai bientôt recousu votre bouton. (2 va à la table chercher du fil, etc.)
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MALENTRAIN.—En faisant du tiapèze, là, dans le jardin, comme je fais chaque matin par ordre du docteur pour mes rhumatisines, vlan !... mon bouton a sauté.
JosepH.—Eh bien ! monsieur, asseyez-vous là... j'ai du fil... des aiguilles...
MaLENTRAIN (s'asseyant sur la chaise qui est près de la petite table, à droite).—Joseph, le moment est solennel... Je vais présenter aujourd’hui un futur à ma fille.
JosEPH.— Un futur !
MALENTRAIN.—Tu me piques la pomme d’'Adan !
Il se nomme François Corniquet.
Joskpn.—Ah ! le vilain nom!
MALENTRAIN.— C’est un jeune homme qui vient de la campagne et qui en a bien l'air... à ce qu’on dit... car je ne le connais pas...
JOsEPH,—Et je crois bien que mademoiselle ne tient pas beaucoup à le connaître...
MALENTRAIN.—-On me le garantit bien conditionné, sans tare ni défauts... quoique légèrement idiot .. ce qui ne peut nuire... mn fille sera heureuse.
JosePH.—Mais, monsieur...
MaALENTRAIN.— Allons, bon! voilà que tu m'étrangles !...
Josepr.—J’ai fini, monsieur.
MALENTRAIN (se levant). — Tu as fini... tu as mal fini ; le bouton ne tient pas... Est-ce que tu serais comme ma fille, par hasard ?.. Chaque fois que je lui parle de mariage, elle a toujours l'esprit distrait.
Joskpx (/ui remettant son bouton). —Oh! monsieur, ,
dans ordre mon
là...
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vient qu’on lle ne condi-
ment sera
tu as ue tu haque jours
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latin qui Signifie.
hâter d’endosser more :
M ALENTRAIN.—I] n
! mon ami Pomar JosEPr. — Pamard, ALENTRAIN,__Q diable de nom, est bien heur
Y a pas de oh! monsieur. .
InOnsieur, ui. Pamard, 2’est Vrai. ..,
.. Je me trompe toujours Pamard eux, il cst resté 8arçon, lui ; il na pas de fille à marier, Jui! (Alla
lui ai écrit de se rendre ici pour assi Vue ; il doit même m
nier, pour remplacer Comptes d’apothicaire … Nous fêterons à table les aCcordailles, en déo
Susiant quelques bonnes bouteil.
les. J'ai cru, aussi, vu la circonstance
» Ne pouvoir me dispenser d'inviter : 1 » Achille Tiraloy. JOSEPH. Achille lAh?jt MALENTRAIN, — Et qu'une joie médiocre à ir ce petit Tiraloy.
OSEPH,—Oh | Pourquoi donc ca ?
MALENTRAIN, — Pourquoi ? à vrai dire je l'ignore... mais d’une Part, je le Soupçonne d’être sans le sou : d'autre Part, il a, à mon œil de Parrain, un tort irrémissible, il manque de tenue... et la tenue, moi, tu le Sais, ,, C’est Mon Critérium.
Josrpx (étonné). —Vons dites, ALENTRAIN — J
ce
n'éprouve
monsieur ?
e dis Critérium : c’est un mot
Critérium ; aussi Vais-je me Mon habit noir. (ZE ouvre Par.
? OR Y voit rangés de nombreux habits. )
barras du choix.
+ Moi je us le soleil qu’un be] h
bd