‹ Un historien canadien oubliéChapitre 2 sur 6 · PL · texte numérisé non relu

PL

sp

PMU NE

TEEN

libell

histo mor com!

qui £ être «

atten large ses t:

le fr bien!

beau phas const nuag hom:

nous n’exi je ve son € ælern

cet h bien doit de ci

Labrie du Canada, fut accorüée à la Société littéraire et historique de Québec, afin de lui devant permettre d'acheter des héritiers du D' I abrie, ‘“ pour l'avantage du public et pour l’ennéces- couragement des connaïssances et recherches historiques,” tous les manuscrits, notes et

In nom documents qu'il avait laissés à sa mort. Ces manuscrits, une fois acquis, devaient rester œuvre ‘ sous la garde de ladite Société,” et devenaient sa propriété.!

ritage, Qu'arriva-t-il ensuite ? La Société littéraire et historique de Québec fit-elle des

tures.” démarches pour se procurer les manuscrits du D' Labrie? Ces démarches furent-elles

a avait infructueuses ? Les héritiers du D’ Labrie refusèrent-ils, avec une fierté bien légitime,

r,* par de se dénantir d'une propriété qui faisait leur gloire et leur orgueil ?

le con- Ce qui est certain, c’est que, six ans plus tard, le manuscrit de l'Histoire du Canada

du D' Labrie était à Saint-Benoit, sous la garde de M. Girouard, cet autre ami de l'éduca-

ayant tion, qui avait succédé au D' Labrie comme député des Deux-Montagnes, et qu’il devint

is plu- la proie des flammes lors du sac et de l'incendie de Saint-Benoït en 1888.* Habent sua fata

rie, qui libelli.

bre de Pour nous faire quelque idée de ce malheur, supposons qu’au moment où notre grand

ipés de historien, M. Garneau, commençait à publier son livre, il nous ait été enlevé par une

on his. mort prématurée, et que son manuscrit lui-même, ses notes, ses documents aient été

ée par complètement détruits par le feu : quel désastre ! quelle perte nationale !

nsacrée Certes, je n’ai rien qui m’autorise à mettre sur le même pied cette œuvre magistrale,

poque. ù qui a reçu la sanction du public et de la renommée, et l’autre, qui, nécessairement, n’a pu

érique, | être connue et appréciée que d’un petit nombre d'amis.

Hrnes Pourtant, les éloges donnés au D' Labrie par ses contemporains s'imposent à notre

attention: même en faisant la part de l’hyperbole, celle de la vérité reste encore assez large. On l’a appelé le Tite-Live du Canada; on a parlé de sa réputation littéraire, de ses talents de premier ordre, de la profondeur de son génie. ‘“ La postérité, qui recueillera sllesct le fruit de ses travaux, a dit son panégyriste, lui assignera son rang parmi les écrivains RER ER | bienfaiteurs de l’humanité”” Il parait que l’auteur exposait, particulièrement, avec iter, ce | beaucoup de tact, les faits qui suivirent la cession du Canada à l'Angleterre, et les différentes on, un È phases qu'il nous fallut traverser avant d'arriver à une forme quelconque de gouvernement boite constitutionnel. En histoire, les opinions sages, modérées, dégageant bien la vérité des nuages de la passion, ont beaucoup de valeur. Les jugements du D' Labrie sur les hommes de son temps et du demi-siècle précédent seraient aujourd’hui très précieux pour

ication l

omme

ent de ; nous:

Î Quoi qu'il en soit, il ne peut plus être question de cette Histoire du Canada : elle RDS è n'existe plus ; elle a été détruite. Mais l’auteur, maïs l'historien, mais le citoyen reste : isloire Ë je veux dire, l'exemple de ses vertus, de son zèle, de sa persévérance dans le travail, de Ë son dévouement à son pays, en un mot, ce que Tacite appelle quelque part forma mentis ee : ælerna, et qu’il propose à notre imitation, quam tenere et exprimere tuis ipse moribus possis. * l Il m'a paru digne de la Société royale de faire revivre la mémoire du L' Labrie, de ; $ cet historien aujourd'hui un peu oublié, de ce bon citoyen qui consacra toute sa vie au rer 6 bien de ses compatriotes, et spécialement à la noble cause de l'éducation. Notre âge ne erature, ‘ doit pas mériter le reproche que faisait aux hommes de son temps l’auteur que je viens er, itis de citer, d’être peu curieux de leurs gloires : ætas incuriosa suorum. Ë 1 Journaux du Conseil législarif du Bas Canada, 14 février 1832, fl ? Le Panthéon canadien de M. Bibaud, p. 140.—Mémorial de l'Education, p. 194. 4 8 Vita Agricole.

Jacques Labrie n'avait pas d'autre blason que celui de son mérite et de ses vertus. C'était un fils du peuple, dans toute l’acception du mot.

Sa famille était originaire de Saintes ; et il y avait juste un siècle que son ancêtre! était venu se fixer au Canada, lorsqu'il naquit à Saint-Charles de Bellechasse? le 4 janvier 1784.

La maison où il vint au monde existait encore il y a quelques années : je l'ai vue bien des fois, car c'était la demeure de mon grand'père maternel, dont Jacques Labrie était le frère ainé: maison de ferme ordinaire, n'ayant rien, à l'extérieur, qui la distinguât des autres habitations du voisinage. A l’intérieur, seulement, le portrait du docteur, suspendu à la muraille, dans la grand'chambre, et précieusement conservé comme une relique de famille, faisait l'effet d’un beau rayon de soleil de printemps sur quelque paysage déshérité de la nature. Je n'oublierai jameis l'impression que produisit sur moi, lorsque je la vis pour la premièr® fois, cette figure distinguée, aux traits fins et délicats, à l'œil vifet intelligent, au sourire bienveillant sur les lèvres.

Comment le jeune homme avait-il pu réussir à sortir de l’humble condition où sa naissance l'avait placé, pour s'élever au rang supérieur qu’il occupa dans la société canadienne? Son histoire est intéressante, sans doute, mais n’a rien d’extraordinaire pour nous : c’est l’histoire d'un si grand nombre de nos hommes marquauts d'autrefois !

Il y avait à Saint-Charles un curé dévoué, qui dépensait largement en bornes œuvres la fortune dont il avait hérité d' sa famille. Le nom de Louis-Pascal Sarault * est encore vivant dans ma paroisse nr‘:4 C'était un prêtre modèle, l’auxiliaire zélé et l'ami de son évêque. Lorsque Mgr Bi:::1 mourut, il fit chanter à ses frais pour le vénéré défunt un service solennel dans les trois communautés de Québec, les Ursulines, l’Hôtel-Dieu et l'Hôpital général. ‘

Son attachement à ses parcissiens, son zèle pour leur éducation et leur instruction étaient sans bornes. ‘Il légua par son testament au séminaire de Québec diverses sommes qui fournissent la pension de deux élèves, choisis dans la famille du testateur, ou, à leur défaut, parmi les jeunes gens de la paroisse de Saint-Charles.” Que de prêtres et de citoyens remarquables doivent leur éducation à M. Sarault! C’est lui qui distingua, entre tant d’autres, le jeune Labrie, et recommanda à son neveu, qui lui succéda comme curé, de le placer au séminaire de Québec. ‘“ Ses premiers pas vers l'éducation furent le fruit du vénérable pasteur du lieu, dont tant d’autres citoyens utiles ont partagé les bienfaits.” °

Un curé qui appréciait ainsi l'instruction ne pouvait laisser sa paroisse dans l’ignorance. J'ai consulté les anciens de Saint-Charles, et tous m'ont affirmé qu'à aucune

1 Pierre Nau dit Labrie, soldat, fils de Jean Labrie, marchand, et de Marie Martin, de Saintes. 1l épousa à Québec, le 26 juillet 1692, Marie-Thérèse Garant. (Dictionnaire généalogique de Tanguay.)

? “ Le quatre janvier mil sept cent quatre-vingt-quatre, par nous soussigné, prêtre, vicaire de Saint-Charles, a été baptisé Jacques, né de ce jour, fils de Jacques Naud dit Labry et de Marie-Louise Brousseau, son épouse. Parrain, Jacques Naud dit Labry, grand’père; marraine, Marie-Louise Dalère, illétrés. (Signé) J.J. Roy, pt.” (Archives de Saint-Charles.)

3 Premier curé de Saint-Charles, où il fat nommé en 1740 et mourut le 18 oct. 1794. Il eut pour successeur son neveu, M. Jean-Joseph Roy.

4 Les Ursulines de Québec, t. iii, p. 271.

5 Catalogue des élèves du séminaire de Québec, 1848, p. 15.

6 Eloge par le D. Tessier.

| D sn

TT

EE MD TETE TERRE DE Pere cn

D AD EC PPS A

La

époq

d’éco que

vu d cadet homn

capal “6 que domi est d truct À

au po avec d’apr

était gross d'éd

[ franc situa que | absol euro ment religi à vai

Page 1