‹ Un historien de l'art français: Louis CourajodChapitre 26 sur 57 · AVEYRON · texte numérisé non relu

AVEYRON

RODEZ. Congrès archéologique de France (1867), t. 34, p. 28. — Sarcophage qui indique Técole de Ravenne : arbre de vie, palmcttes, monogramme du Christ. Cf. Bulletin monumentalj\. 30, p. 234.

BONNECOMBES. — Rohault de Fleury, La Messe, t. 1, pi. 254, plaque appartenant sans nul doute à un devant d'autel décoré du chrisme. Cette sculpture est d'une époque ultérieure, mais a conservé encore l'ancienne décoration.

BOUGHES-DU-RHONE.

MARSEILLE. Église Saint-Victor. — On peut voir à l'entrée de la crypte une plaque encastrée -de l'époque mérovingienne: feuilles de vigne et pampre. Ruffi, Histoire de Marseille, II, p. 131 : enroulements sortant d'un vase, pampre. Millin, Voyage dans le Midi de la France, pi. 6, 7, publie un autre fragment. Dans la crypte on trouve une croix du IX* siècle, presque semblable à celle du confessionnal de S.-Trophime.

Musée. — Table d'autel : feuillages à plat, vase d'où sortent des branches, colombes avec le chrisme au milieu. Cette décoration est due au courant byzantin. Frise mérovingienne : rosaces, fleurs de lis, pampres, même influence, n* 131; plaque de chancel ornée d'entrelacs et de rosaces. Le Musée de Saint-Germain en possède un moulage.

Autre autel dont la décoration est néo-grecque : vase d'où sortent des branches de pampre en forme de rinceaux, des oiseaux, des colombes becquètent des raisins ; cf. Le Blant, Inscriptions, t. II, p. 472. Rohault de Fleury, La Messe, t. II, pi. 46. Il est peut-être du VI* siècle* Epitaphe de S.-Eusèbe, Robert, Photographies, 3766 ; paons affrontés et calice. Rohault de Fleury, /. c, t. IV, pi. 273. Autel d'Auriol, où sont sculptées douze colombes avec la branche qui sort d'un vase à deux anses. Cet autel pourrait être de la fin VI* ou du commencement du VII* siècle, cf. Rohault de Fleury, /, c, t. I, pi. 48, Darcy, Art chrétien, i8ç8, p. 18.

CASSIS (près Marseille). — Plaque d'autel. Le chrisme est trois fois sculpté avec l'étoile à six raies, cf. Rohault de Fleury, La Messe, t. I, pi. XXXVIL

ARLES. Église Saint-Trophime. — Dans une des chapelles du chœur, on voit une sculpture intéressante : Jésus ofiFrant la loi à saint Paul et se tournant vers Pierre qui tient une croix. Le signe du Christ est tout à fait fixé, il est assis et tient le rouleau. C'est d'un faire byzantin et d'une exécution assez bonne, qui rappelle encore les œuvres de la sculpture chrétienne du Bas-Empire. Au transept droit, encastrées dans le mur, on peut voir deux petites étoiles à six raies semblables à celles des ossuaires juifs. Musée. Il possède trois transennes, l'une a été sculptée sur un marbre antique. On peut voir encore au revers un très beau lion. L'ornementation de ce fragment de chancel est néo-grecque et d'un très beau dessin : arbre de vie, entrelacs, rosaces, colombes, larges feuilles d'eau. La seconde est décorée d'une étoile à six raies, et d'entrelacs assez grands et d'un bel effet; cf. Bulletin monumental, 1847, p. 125. Enfin la troisième est ornée de rosaces et de pommes de pin. Le Musée possède un tombeau orné de croix et d'étoiles. Aliscamps. Dans l'atrium de l'église nous trouvons deux tombeaux importants car ils peuvent être du VU' ou du VI li* siècle. Nous n'avons plus ici des sarcophages à scènes de miracles, le premier atelier du IV* et du V' siècle est vaincu, et a fait place à un autre gagné complètement à la grammaire orientale, et c'est un fait digne d'être remarqué, car cette ville aurait dû se montrer la plus réfractaire aux influences néo-grecques. Tels sont désormais les motif décoratifs de l'école d'Arles : arbre de vie, feuilles plates, étoiles à six raies. Cf. Bulletin monumental, t. 34, p. 120, fig. 119, Robert, Photographies, n** 3649.

MONTiMAJOUR (près d'Arles). - Confessional de Saint-Trophime. On y remarque une petite chapelle fort intéressante, ornée de colonnes dont les chapiteaux peuvent remonter au X* siècle. Du même temps est

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la croix sculptée, semblable à une lettre de manuscrits carolingiens. Mon maître croyait que le monument datait du XI* siècle, mais après plusieurs voyages faits à cette abbaye, je crois qu'il faut y voir le X" siècle.

AIX (Provence). — Cloître de Saint-Sauveur. On y trouve un autel du XI* siècle qui reproduit les anciens ornements : roses à six raies, hélice, cercles à petits clous; cf. Rohault de Fleury, La Messe, 1. 1, pi. 72.

AIX. — Musée, deux plaques mérovingiennes ornées d'entrelacs réguliers et de rosaces. Église Saint-Salvator. Autel du cloître où il y a un certain nombre de fragments du VIII* siècle.

FAVERIG (près d'Aix). — Rohault de Fleury, La Messe, t. IV, pi. 36. Plaque mérovingienne ornée du chrisme, du vase à deux anses, de feuillages plats, as de pique. Cf. Flouest, L^ Autel chrétien de Faviric^ commune du Rousset, Bulletin des Antiquaires de France (séance du 15 mars 1882). L'autel doit être du VII* siècle. L'ornementation se compose de feuillages sortant d'un vase, de rondelles, de petites arcatures- Il faut comparer cette décoration aux sarcophages du couvent de Saint- Antoine de Padoue (sculptés encore au XI' siècle, avec les plaques d'ambon des églises de Ravenne, de San Spirito (VI* siècle), de Saint- Marc, de Venise. C'est la même ornementation.

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