‹ Un historien de l'art français: Louis CourajodChapitre 42 sur 57 · LOIRET · texte numérisé non relu

LOIRET

SAINT-AVIT D'ORLÉANS ET SAINT-AIGNAN. - Pour Saint- Aignan, cf. Ramée, /. c, p. 187. Dès le VII* siècle, il y avait une communauté religieuse établie près du tombeau du saint. Après de nombreuses réparations, elle fut en partie détruite par les Normands en 865, et par un incendie en 999. Le roi Robert la fît reconstruire. Elle fut consacrée en 1029, le 16 juin. Cf. Bulletin monumental^ t. XXVI (1868J, Ramée la croyait donc, en 1868, du IX' siècle, mais, en 1882, il revint sur cette attribution qui lui parut fort douteuse, a L'ensemble^ dit-il, des constructions souterraines, hormis quelques fragments, n'est pas sans doute antérieur au roi Robert. » Il se trompe, car on peut encore y voir des fragments carolingiens.

Pour Téglise de Saint-Avit, crypte. Ramée Tavait attribuée au X* siècle. Cf. Caumont, Bulletin monumental, t. XXVII. On y trouve des moulures de Tépoque carolingienne et des chapiteaux qu'on pourrait aussi comparer avec ceux de Vignory et de Jumièges.

ORLÉANS. Musée. — Moule à patène mérovingienne. Cf. Bulletin monumental, 1884, p. 412, pi. 2, décoration néo-grecque : as de pique, rinceau à plat, anges et personnages en buste.

GERMIGNY. — L'origine carolingienne de cette église est certaine, nous savons que ce fut Théodulphe, évêque d'Orléans et abbé de S. Benoit, qui éleva la basilique. On a grefiFé plus tard une nef romane. Baluze a publié les inscriptions et un ancien catalogue des abbés; Ramée, /. c, p. 188, en a fait l'historique. On voit sur un tailloir une inscription qui indique la date de la consécration de l'édifice le 3 janvier 806. On a employé les colonnes, Bouet, Bulletin monumental, 1868, cf. Guinard^ Basilique de Théodulphe ; Baudot, Eglises de bourgs et de villages^ t. II, pi. il, donne une mosaïque fort intéressante, d'un caractère oriental.

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