SEINE-ET-MARNE
JOUARRE. — On peut voir aussi un certain nombre de tombeaux déposés dans la crypte : 1* Celui de l'abbesse Telchilde (630-660), guirlandes, rinceaux, feuilles et grappes de raisins. C'est bien la grammaire orientale, j* Tombeau de sainte Mode. Elle vivait au Vil* siècle et était, dit-on, la sœur de Ebregesille, évêque de Meaux : méandres, losanges,
fleurs de lis, même courant. 3" Sépulcre de saint Agilbert, i* 680, inhumé à Jouarre. 11 y a des personnages, mais la facture prouve la décadence profonde de la statuaire. L.es chapiteaux de la crypte indiquent aussi le caractère vraiment gréco-oriental de la décoration.
JOUARRE. Crypte. — Les archéologues ont admis en général que cette crypte était de Tépoque franque. Mais une étude minutieuse des chapiteaux me rend hésitant, car si on réunit les différents chapiteaux que nous possédons de la période mérovingienne et carolingienne, on se rend compte que ceux-ci forment un groupe unique et ne sauraiant être datés du Vil* ou du Vill* siècle, cf. ceux de Philibert de Grandlieu, de Saint-Laurent de Grenoble. 11 y a plus. On peut facilement voir que ces chapiteaux ne correspondent pas aux colonnes. L^abaque est enlevé, le tailloir est plus petit. Il se pourrait qu'ils soient antiques. Cf. Bulletin monumental, t. IX, p. 185, et pour certains tombeaux carolingiens en plâtre, t. XXXVII, p. 315, fig.
SAINT-JOUIN-DE-MARNE.— On s'est servi de certaines sculptures d'une époque antérieure. On trouve en effet sur une porte une grande plaque qui a dû servir comme transcnne de cancellus. La décoration se compose d'une série d'étoiles à six raies, cf. Robert, Photographies, n'382i,