HBLITKHSIUM AMO* ET EUROPE VOX
HAS IMSULA8 CONFIRMANT.
« A la grande et invincible Angleterre, l'amour des Maltais et la voix de l'Europe ont confirmé la possession de ces lies. »
Il y a longtemps que le fabuliste a écrit, en termes plus vrais , cette étemelle histoire :
Elle doit être à moi , dit-il ; et la raison, C'est que je m'appelle lion.
Quant à l'amour des Maltais, on imagine sans peine quels peuvent être les sentiments d'une
population ardemment catholique pour ses maîtres protestants et Anglais.
A quatre heures du soir, nous retournons à bord. Nous avons pris de nombreux passagers, venus à Malte par les paquebots de la ligne d'Italie. On part : la mer est un peu houleuse. Nous entrons dans la région des grands vents; plus d'îles et de côtes voisines pour nous abriter. Le Gange , contrarié dans sa marche , roule davantage sous l'impulsion de sa puissante hélice. Le pont devient désert. Au dîner, les convives sont moins nombreux : beaucoup se sont assis à table qui ne vont pas jusqu'au dessert, et la plupart de ceux qui se couchent ce soir ne se relèveront qu'à Alexandrie.
Le second jour, nous longeons à une assez petite distance la côte d'Afrique : c'est le désert dans ce qu'il a de plus aride et de plus affreux. Nulle trace de végétation, nul vestige d'habitations humaines, sauf une petite crique, où l'on distingue quelque chose qui parait être un village, nid de pécheurs ou de pirates.
Le samedi soir, on signale le feu d'Alexandrie. Nous sommes devant le port vers le milieu de la nuit; mais nous n'entrerons que demain. Les passes sont, dit-on , étroites et dangereuses: il faut attendre le pilote, qui ne viendra qu'au jour. Nous restons au large, rudement bercés par la lame, qui ne s'est pas amollie depuis Malte.