‹ Un hiver en ÉgypteChapitre 2 sur 22 · HAS INSULAS CONFIRMANT · texte numérisé non relu

HAS INSULAS CONFIRMANT

i( A la grande et invincible Angleterre , l'amour des Maltais et la voix de l'Europe ont confirmé la possession de ces îles. »

il y a longtemps que le fabuliste a écrit, en termes plus vrais , cette éternelle histoire :

Elle doit être à moi , dit-il ; et la raison , C'est que je m'appelle lion.

Quant à l'amour des Maltais, on imagine sans peine quels peuvent être les sentiments d'une

population ardemment catholique pour ses maîtres protestants et Anglais.

A quatre heures du soir, nous retournons à bord. Nous avons pris de nombreux passagers, venus à Malte par les paquebots de la ligne d'Italie. On part : la mer est un peu houleuse. Nous entrons dans la région des grands vents; plus d'îles et de côtes voisines pour nous abriter. Le Gange , contrarié dans sa marche , roule davantage sous l'impulsion de sa puissante hélice. Le pont devient désert. Au dîner, les convives sont moins nombreux : beaucoup se sont assis à table qui ne vont pas jusqu'au dessert, et la plupart de ceux qui se couchent ce soir ne se relèveront qu'à Alexandrie.

Le second jour, nous longeons à une assez petite distance la côte d'Afrique : c'est le désert dans ce qu'il a de plus aride et de plus affreux. Nulle trace de végétation, nul vestige d'habitations humaines , sauf une petite crique , où l'on distingue quelque chose qui paraît être un village, nid de pêcheurs ou de pirates.

EN EGYPTK. 23

Le samedi soir, on signale le t'en d Alexandrie. Nous sommes devant le port vers le milieu de la nuit; mais nous n'entrerons que demain. Les passes sont, dit-on, étroites et dangereuses: il faut attendre le pilote, (jui ne viendra qu'au jour. Nous restons au large, rudement bercés par la lame, qui ne s'est pas amollie depuis Malte.

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