ADÉLAÏDE, ZULMA
ADÉLAÏDE
Il est parti!... (il Tient vivement vers la porte de U cloison et l'ouvre d’un coup de pied ; se croisant les bras.) Ail Ça ! VOUS avez doilC juré
d'entraver mes premiers pas dans la carrière...
ZULMA , le carton spus le bras.
Qu’est-ce que vous ayez donc?...
Comment, ce que j’ai... j’ai un client!...
ZULMA, ébahie, entrant dans le cabinet d’avocat **.
Un Client!... (Elle dépose le carton sur le meuble de gauche.)
ADÉLAÏDE
Oui, Madame... et c’est au moment où je le tiens enfin, cet être si longtemps rêvé, que vous venez me flanquer une paire de ciseaux et un coupon de soie entre les mains... Reprenez-les, Madame... (Lui repassant le coupon et les ciseaux.) Reprenez-leS donc...
ZULMA
Adélaïde...
ADÉLAÏDE
Je ne suis plus Adélaïde... je suis maître Ducluzeau... (s’animant.) Ce n’est plus le coupeur de robes qui vous parle, c’est le défenseur de la veuve et de l’orphelin... Aujourd’hui, Madame, je rentre dans ma dignité d’homme... Thémis me rappelle... et je reviens vers Thémis... je suis avocat., il est une heure... et je vais au Palais.
ZULMA
Vous m’abandonnez?...
ADÉLAÏDE
Mon chapeau... mon dossier ”...
ZULMA
Oh! mais c’est impossible! vous savez bien que sans vous ma maison est perdue...
ADÉLAÏDE
J’en suis fâché, Madame... mais, je vous le répète... je rentre dans ma dignité d’homme...
Mais... les robes de la princesse...
ADÉLAÏDE
Ah ! ah ! ah ! vous me faites rire. . . quand madame la princesse aura des procès... je m’en chargerai... c’est tout ce que je peux faire pour elle...
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