SCÈNE XI
ZULMA, puis CASCARET.
Mais, c’est affreux!... je suis ruinée !... ta robe, ta toque... tiens, voilà le cas que j’en fais!... (Elle les frippe, et à l’entrée de Cascaret, elle se tient à l’écart et cache derrière elle la robe et la toque d'avocat.)
CASCARET, entrant, affairé, sans la voir *.
La robe!... la toque!... où diable sont-elles donc?... (Apercevant, à gauche, le carton qui contient la robe à rainage et la toque de la princesse.) Ah! VOilil probablement... (il prend le carton et sort.)
ZULMA, riant, en regardant emporter le carton.
Oh! très-bien!... mais il me vient une idée!... (Elle jette la robe et la tdque dans le cabinet; entrant à gauche; appelant.) Mesdemoiselles** ! (Les jeunes filles arrivent.) Mesdemoiselles, je vous informe que par suite d’arrangements pris avec le propriétaire d’à côté, je viens d’agrandir mes ateliers... Vous pouvez, dès ce moment, vous installer dans ce cabinet...
ESTELLE
Mais comment se fait-il?...
ZULMA
Ni questions , ni observations. Procédons tout de suite au déménagement. (Pendant le chœur suivant, les jeunes filles décrochent les robes suspendues dans l’atelier, enlèvent les étoffes, les ciseaux, et transportent tout dans le cabinet d’Adélaïde.)
ENSEMBLE
Air de Paris au bal.
• CHARLOTTE, ESTELLE ET ZÉPH1UINB.
C’est bien étrange !
Mais ç’a m’arrange!
Bien n’est charmant Comme le changement ;
C’est ma mauie!
C’est ma folie!
. Môme en amours.
J’aime à changer toujours!
** Z. Les dem.