SCÈNE XVIII
faire des cinquante mille francs, n’est autre que mademoiselle Zulma... qui s’est iudignerherit moquée de vous.
QblLLENBüfeUF.
Est-ce possible?... (a Zulma.) Ah! c’est comme ça... Je plaidefâï, Mademoiselle!
ZULMA
Ciel! me voilà ruinée! (Elle s’évanouît.)
ADÉLAÏDE
Elle se trouve mal!... du secours!
LES DEMOISELLES, accourant.
Qu’eSt-Ce qu’il y a? * (Quillenbceuf et Adélaïde entrent dans l’atelier. *— Estelle Charlotte et Zéphirine accourent; l’une d'elles prend un flacon et le fait respirer à Zulma.)
QUILLENBCEUF, repassant dans le cabinet.
Je vais reprendre mon dossier.
ADÉLAÏDE, le suivant.
Du tout, Monsieur... je plaiderai pour vous.
QUILLENBOEUF.
Vous?... une couturière...
ADÉLAÏDE
C’est vrai !... ma robe est souillée! mon avenir est perdu!
ZULMA, revenant à elle, et entrant à droite”.
Ingrat! quand vous en aviez un si beau... Grâce à votre talent, nous gagnions déjà vingt-cinq mille francs par an.
ADÉLAÏDE
Et il nous eût été facile d’en gagner cinquante!
ZULMA
Cent mille!...
ADÉLAÏDE, avec enthousiasme.
Cent mille francs!... cent mille francs par an !... ô Thémis! ce n’est pas toi qui me donnera jamais cela... et tout bien réfléchi, j’en suis fâché, ma bonne, mais je te quitte.
ZULMA
Vraiment?
C’est décidé... ce cabinet devient définitivement un atelier... Mesdemoiselles... (Les demoiselles entrent à droite et se placent au deuxième plan”*.) vous travaillerez ici, là, partout. Changement de domicile pour cause d’agraudissement. . quant à notre raison sociale... ellçjne changera pas!... Mademoiselle Zulma, j’ai l’honneur de vous demander votre main.