SCÈNE II
ZÉPH1RINE, ESTELLE, CHARLOTTE et ZULMA\
ZD LM A.
La robe de madame Morin est-elle terminée?
ZÉPH1RINE.
Elle va l’être... c’est moi qui la tiens...
ZULMA
Soignez-la... c’est une nouvelle cliente et qui se met très-bien... Madame Barennes a-t-elle envoyé la toque?..
ESTELLE , indiquant une toque à plume.
La voilà...
ZULMA
Vous la mettrez dans un carton avec la robe... on enverra le tout ensemble... (Désignant des étoffes.) Quel est ce paquet?
• CHARLOTTE
Des étoffes que Delille a envoyées.
ZULMA
Ah !.. je sais... pour la princesse d’Haïti... Allons, allons, mes ateliers deviennent décidément les premiers de Paris.
Air de la Charge de Cavalerie.
C'est vraiment à ne pas y croire.
Modes d’hiver, modes d'été.
Tout est cité Tout est vanté.
J'aurai ma place dans l’histoire;
Quel avenir Tissé de gloire Et de plaisir!
Je fais fureur;
C’est un honneur.
Une faveur
Que de m’avoir pour couturière;
Et la plus Gère Accourt implorer mon talent Bien gentiment
* Les dem. Z.
- UN HOSfSfË CË ROBE.
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Bjefi tendrement.; Ah! m charmât!
te
)e leurs attraits,
Je leurs succès J’ai Jes, secrets ; .
Ainsi que de tHibles duchesses, Que de princesses,
Qui teiir à tour •- fit chaque joué Me font la cour.
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C’est vraimèilt fi he paS y croire.
Modes d’hiver, (modes d’été,
Tout est cité,
Tout est délité,
J’aui’àt iha plâoe dans l’histoire J Quel avenir Tissé de gloire Et de plaisir I
MfesdetilOiselles, j’espfcre qu’avant 1 huit jours, vous verrez un nouveau titre sur mon enseigne... Fourhisseuse brevètée de là princesse d’Haïti. ■■■ •
ESTELLE
Vraiment!
> v •" ■ .... . . TOUTES.
Quel honneur!
ZULMA,
Et dire que c’est à Adélaïde que je le devrai. t . A propos, il n’est pas encore rentré? , ,
ESTELLE
Pas encore !
ZL'LMA.
11 tarde bien aujourd’hui... (Regardant à sa ihdntre.) Onze heures et demie.
, UNE VOIX, dans la coulisse.
Place! place!
ZULMA
Enfin!