SCÈNE IV
suis pas à mon affaire... j’ai des bruits de polkas dans les oreilles... Dieu ! qu’elle était belle! je la vois encore...
ZULMA, rentrant *.
Eh bien! Adélaïde, que faites-vous donc?
ADÉLAÏDE
Moi? Je cherchais mes ciseaux.
ZULMA
Vos ciseaux... vous les avez à la main...
ADÉLAÏDE, troublé.
Tiens!... c’est juste...
ZULMA
Je ne sais vraiment pas où vous avez la tête depuis huit jours...
ADÉLAÏDE
Moi... mais je vous jure...
Si... si... depuis ce fameux bal de l’hôtel de ville, vous êtes rêveur... préoccupé...
ADÉLAÏDE
Vous vous trompez... tenez, vous allez voir...
ZULMA
Si vous tailliez d’abord les robes de la princesse... Elles doivent partir après-demain...
ADÉLAÏDE
Oh! du tout!... il faut soigner ça... J’ai besoin de me mettre en train. *. de me faire la main. Mademoiselle Paméla Moustiquette... robe puce, emblème de sa légèreté... Peu de corsage et beaucoup de basque, (il prend une pièce d’étoffe et se dispose & tailler.)
ZULMA
A la bonne, heure! Adélaïde!... Voilà comme je vous aime, dans le feu de la composition... emporté sur les ailes du génie... de la mode...
ADÉLAÏDE, s’animant.
Le fait est qu’en ce moment, je me sens en verve... l’inspiration déborde... (passant la main dans ses cheveux.) Je vais commettre quelque nouveau chef-d’œuvre...
ZULMA, avec émotion.
Adélaïde, j’ai toujours votre cœur, n’est-ce pas?...
ADÉLAÏDE, disposant son étoffe.
Toujours... oh! toujours... toujours... toujours...
ZULMA
Et toujours... sans partage ” ?...
Oh! toujours... oh! toujours, toujours, toujours, (a part.) Soupçonnerait-elle... (Haut.) Nous disons un mètre vingt...
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Ali! j’ai besoin de vous croire, . mon ami... c’est que je suis jalouse comme une lionne, fca.vex-.vouS?...
ADELAÏDE
Et moi comme un tigre... un mètre... vingt.
ZUl.MA.
Ce que je veux, mon ami, 'l’est une union véritable;*. (Test une éternité de bonheur, consacrée par le maire de l’arrondissement.
ADÉLAJLDKj * part.
Rien que <ça (Haut.) Un mariage* ti donc.,, (sur un autre u*.) Sept lais dans la jupe...
zulma.
Plaît-il?
ADÉLAÏDE, tout en travaillant.
„ Le maçiage çst une c|iaine, et notre amopr lç,. repousse... Un amour aussi pur que le nôtre, Zulma, n’est pqipl> l ,ù n amoiir vulgaire... il ne suit pas les sentiers battus parla foule... il s’élève vers les sphères célestes dans sa jpree et dans sa liberté... (changeant de ton.) vingt cèntirriîitres jjoui* les basques. 1.
... ziiiAiÂ.
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ADÉLAÏDE
Chut! quelqu’un!