SCÈNE X
PHROSINE, étonnée.
Ah !... et votre barbe?
FUMADEL.
,men ‘ Elle est dans mon tiroir.
phrosine.
Et vous vous êtes fait quincaillier?...
FUMADEL.
lieur Je vous conterai cela .. (avec passion.) Mademoiselle, à quand
e (j. la noce?...
PIinOSINE, essayant de changer la conversation.
Mon chien est mort.
fumadel.
Jetons-lui quelques fleurs et n’en parlons plus... parlons de nous.
pnnosnsE.
Pourquoi donc avez -vous cessé de venir dans la rue du Grand-Hurleur?...
FUMADEL.
Pourquoi?...
FIinOSINE.
Le dernier jour, je vous avais pourtant jeté quelque chose.
FUMADEL.
C’était vous?
CB PHROSINE
L’avez-vous reçu ?...
FUMADEL.
Un pilon?...
PHROSIRE.
Non... Un rouleau de gros sous... bien ficelé
FUMADEL, avec transport.
r Des gros sous!... oh ! merci!... oui je l’ai reçu... sur la nu-
que... c’était vous!... (à part.) Crédié! elle vise bien! (Haut et tendrement.) Mademoiselle, à quand la noce?
PU ROSINE, à part, passant h droite.
Que répondre?
FUMADEL, plus pressant, *
A quand?...
PHROSINE, à part.
Dans l’état où le voilà... qui pourra l’aimer si je ne l’aime ?. .. et j’hésiterais ! oh ! non ! ce serait mal !...
* Fumadel, Phrosine.
FUMADEL, avec une impatience passionnée.
Mademoiselle !...
FIIROS1NB, avec embarras.
Eh bien, M. Fumadcl... voyez mon père... je n’avais jamais osé lui révéler votre ancienne profession...*
FUMADEL, étonné.
Oh! pourquoi ça?
PHROSINE
Mais aujourd’hui que vous occupez un rang avouable... dans le monde... commercial...
FUMADEL, exalté.
Oui... oui... oui... Eh bien ?...
PHROSINE
Ouvrez-vous à lui, il vous cherche, dites-lui simplement que c’est vous...
FUMADEL.
Que c’est moi ?...
PHROSINE
Oui.
FUMADEL, transporté, tombant à ses pieds et lui prenant les mains.
O ange !... ô bonheur !... ô amour !...
BROQUETIN, arrivant très -effaré par la droite.*'
Mademoiselle !...
PHROSINE, jetant un cri.
Ah !... (Elle se sauvo effrayée dans le bureau & gauche, premier plan.)